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Les "antipass" défendent une égalité populiste

·2 min de lecture

Sur les vaccins, faisons confiance aux médecins. Sur nos libertés, ne faisons confiance qu’à nous-mêmes et à nos institutions. Ce n’est pas la dictature qui menace, c’est le populisme. Voici l'analyse du philosophe André Comte-Sponville.

Puisque chacun est sommé de prendre position, disons-le sans ambages : je suis résolument favorable aux vaccins en général, et à ceux contre le Covid en particulier ! Que le risque zéro n’existe pas, c’est entendu. Mais ces vaccins sont tellement moins dangereux que la maladie qu’ils visent à empêcher ou à réduire, et tellement moins lourds qu’un confinement, que j’ai quelque peine à comprendre les « antivax ». Leur position me paraît inspirée par une peur irrationnelle, voire irrationaliste, qui m’inquiète. Triste époque, qui se méfie de la science plus que des virus !

Je comprends mieux les « antipass ». Car enfin leur liberté, ou plutôt la nôtre, est effectivement limitée par ces contraintes qu’on nous impose. Qu’il faille présenter un laissez-passer avant d’entrer dans un cinéma, un train ou un bistrot, c’est une innovation inquiétante, qu’on peut trouver disproportionnée pour une maladie dont le taux de létalité reste faible. Que des milliers d’entre nous, sans avoir violé aucune loi (puisque la vaccination n’est pas obligatoire), se trouvent empêchés de voyager, de boire un café, de fréquenter une salle de sport ou de spectacle en raison de leur statut sanitaire, ce n’est pas seulement une réduction de liberté ; c’est aussi une forme de discrimination, contraire à notre tradition juridique (une loi votée en 1990, à l’occasion du sida, interdit toute distinction entre personnes physiques en fonction de leur état de santé) et au principe même de l’égalité républicaine. Bref, je ne me sens pas plus tenu d’approuver le pass sanitaire que je n’ai approuvé les différents confinements, sans pour autant, dans les deux cas, m’autoriser à les condamner, faute d’une alternative absolument convaincante. Je me contente, en bon citoyen, d’obéir, et je m’étonne que certains y aient vu une inconséquence. Si l’on n’obéissait qu’aux lois qu’on approuve, que resterait-il de la démocratie ?

Les Français moins attachés à la liberté qu’à l’égalité

Ce qui m’étonne, chez les antipass[...]

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