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Angela Merkel dégrippe la rigueur allemande

·2 min de lecture

A quelques mois de quitter le pouvoir, la chancelière laisse désormais parler ses émotions face à la puissante deuxième vague de Covid qui submerge le pays. Les recettes gagnantes du printemps ne marchent plus.

Chamboule-tout planétaire, la pandémie aura aussi révélé une autre Angela Merkel. Celle qui avait cultivé la sobriété tout au long de ses quinze années de règne a débridé ses émotions. Pendant les premiers mois, quand le Covid avait encore peu touché son pays, elle était empathique -"Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez"-, compatissante -"je sais que le confinement est difficile à supporter". Le 9 décembre dernier, alors que la deuxième vague s'avérait très sévère, elle avait laissé libre cours à son inquiétude: "Les mesures doivent être renforcées. Comment accepter que ce soit le dernier Noël de nos aînés?" Le 21 janvier, lors de sa première conférence de presse de l'année, on l'a sentie carrément bouleversée, en évoquant "le désastre du siècle". Mettant en garde contre une troisième vague et les virus mutants, elle a défendu la nécessité de poursuivre et durcir jusqu'au 14 février le entamé mi-décembre. "Mon cœur se brise quand je pense aux personnes âgées mortes dans la solitude", a-t-elle déclaré, avant de confesser, à la surprise de beaucoup, "émotionnellement, c'est pour moi aussi extrêmement difficile." A quelques mois de quitter le pouvoir, alors qu'elle reste la personnalité politique la plus appréciée du pays, elle se montre plus démonstrative au fur et à mesure que le virus devient plus meurtrier.

Hôpitaux en état d'urgence

Et l'atmosphère outre-Rhin a radicalement changé. "Depuis la fin novembre, il y a un sentiment de forte inquiétude, voire de panique, devant ces chiffres que l'on arrive mal à contenir", observait peu avant Noël Anne-Marie Descôtes, l'ambassadrice de France à Berlin devant le Sénat. Le 27 janvier, un an après la découverte du premier cas, le cap des 54.000 morts était franchi.

"Nous avons trois fois plus de patients du Covid que pendant la première vague", témoigne Jörg Brederlau, médecin-chef des soins intensifs de la clinique privée Helios Buch, au nord de Berlin. Dans la capitale, les hôpitaux sont tellement débordés qu'ils[...]

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