La bourse est fermée
  • Dow Jones

    34 299,15
    -94,60 (-0,28 %)
     
  • Nasdaq

    14 065,71
    -108,44 (-0,77 %)
     
  • Nikkei 225

    29 441,30
    +279,50 (+0,96 %)
     
  • EUR/USD

    1,2129
    +0,0006 (+0,05 %)
     
  • HANG SENG

    28 638,53
    -203,60 (-0,71 %)
     
  • BTC-EUR

    33 521,98
    +501,71 (+1,52 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 011,17
    +0,56 (+0,06 %)
     
  • S&P 500

    4 246,99
    -8,16 (-0,19 %)
     

André Comte-Sponville: la sécurité n'est pas une valeur de droite

·2 min de lecture

EDITO - L'insécurité sera l'un des thèmes majeurs de la prochaine élection présidentielle. Cela doit plus à quelques faits divers odieux qu'à un accroissement de la délinquance. La démocratie n'en sort pas grandie. Mais la gauche à tort de laisser le laisser le champ libre sur ce thème au camp d'en face.

L'insécurité sera l'un des thèmes majeurs de la prochaine élection présidentielle. Cela doit plus à quelques faits divers particulièrement odieux qu'à un accroissement de la délinquance. Ce fut déjà le cas en 2002: tous les commentateurs s'accordent à reconnaître que l'agression très médiatisée dont avait été victime un retraité, trois jours avant le premier tour, joua un rôle non négligeable, voire décisif, dans l'élimination de , donc aussi, possiblement, dans l'élection de . La démocratie n'en sort pas grandie. Quand l'émotion l'emporte sur la raison, la souveraineté populaire ressemble à une loterie: l'événement le plus récent pèse plus lourd, surtout s'il est plus spectaculaire que les programmes ou les bilans.

Cela reste vrai en 2021. La violence a-t-elle augmenté ces dernières années? Les statistiques ne l'indiquent pas clairement. Ces derniers siècles? Tous les historiens s'accordent à penser qu'elle a au contraire régressé.

Mais qui lit les statistiques ou les historiens? Il est plus facile de regarder la télévision, qui ne s'intéresse qu'à l'actualité la plus chaude. Et qu'y voit-on? Des bandes de jeunes qui s'affrontent à coups de couteau ou de barres de fer, des adolescents qui s'entre-tuent, des femmes assassinées par celui qui fut leur conjoint, des policiers victimes d'agression ou de meurtre… On serait effrayé à moins!

La gauche a souvent fait preuve d'angélisme

Faut-il alors parler d'un "sentiment d'insécurité" plutôt que de l'insécurité elle-même? Non pas. Car la violence, même stable ou en régression, est bien réelle: ce n'est pas un fantasme, c'est un délit ou un crime! Et la relative stabilité de la délinquance n'empêche pas des évolutions, dans tel ou tel domaine (un peu moins d'homicides et de vols avec armes, un peu plus d'agressions physiques ou verbales), qui peuvent la rendre d'autant plus insupportable, spécialement lorsqu'elle concerne des mineurs, des enseignants, des maires ou des représentants de la force publique (les agressions con[...]

Lire la suite sur challenges.fr