Analyse mi-séance AOF France / Europe - Les Bourses consolident

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
E2F.BE27,810,00
EDF.PA29,000,50
DAI.DE67,29+1,97


(AOF) - Les Bourses européennes consolident vendredi après quatre séances consécutives de hausse qui pourraient permettre au CAC40 (Paris: ^FCHI - actualité) de signer un hausse hebdomadaire de 4,5%. Les volumes de transaction sont cependant faibles au lendemain de la fête de Thanksgiving aux Etats Unis où Wall Street était clos. Le Bourse américaine n'ouvrira seulement qu'une demie-séance aujourd'hui. A la mi-séance, le CAC 40 (Brussels: INCAC.BR - actualité) est presque stable affichant une légère baisse de 0,01% à 3498,17 points tandis que l'Eurotop 100 cède 0,02% à 2267,64 points.


En Suisse, UBS (NYSEArca: DJCI - actualité) progresse de 0,27% à 14,64 francs suisses à Zurich. Les investisseurs ne réagissent guère à une information de presse selon laquelle la Financial Service Authority (le gendarme de la Bourse britannique) et la banque suisse seraient en train de finaliser les détails d'un accord prévoyant une amende qui pourrait atteindre 20 à 50 millions de livres (24 à 61 millions d'euros) dans l'affaire Adoboli. Jusqu'ici, l'amende la plus élevée a été infligée à la banque anglaise Barclay (elle représentait alors 59,5 millions de livres).

EADS (Euronext: EAD.NX - actualité) (-1,82% à 24,78 euros) enregistre la plus forte baisse du CAC 40, pénalisé par des informations de presse concernant l'avenir du pacte d'actionnaires. Selon Handelsblatt, les gouvernements allemand et français viseraient bien la détention d'une part de 12% du capital chacun, comme la presse l'indiquait déjà ces derniers jours. La France, qui détient 15% du capital, céderait 3% à l'Allemagne, qui achèterait en outre une part de seulement 1,5% auprès de Daimler (Xetra: 710000 - actualité) . Le constructeur automobile allemand, qui souhaite se désengager, céderait donc l'essentiel de sa participation sur le marché.

EDF (Paris: FR0010242511 - actualité) affiche la meilleure performance du CAC 40. Le titre de l'électricien français bondit de 4,61% à 14,73 euros après l'annonce du versement d'un acompte sur dividende de 0,57 euro par action au titre de l'exercice 2012. Depuis le début de l'année, le titre a néanmoins perdu plus de 20%, ramenant la capitalisation boursière du groupe à quelque 22,6 milliards d'euros.

Les chiffres macroéconomiques

Les dirigeants d'entreprises allemandes ont fait preuve d'optimisme au mois de novembre, une première depuis sept mois. L'indice Ifo qui sonde plus de 7000 chefs d'entreprises et dirigeants de tous secteurs, à l'exception de la finance, a rebondi au mois de novembre pour s'établir à 101,4 contre 100,0 en octobre et un consensus de 99,5.

L'indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, gagne 2 points en novembre et s'établit à 86 points, mais reste nettement en dessous de sa moyenne de longue période (100), indique ce matin l'Insee. L'indicateur du climat des affaires dans l'industrie progresse de 3 points en novembre et l'indicateur dans le bƒtiment gagne 1 point. Les indicateurs synthétiques restent inchangés dans les services et dans le commerce de détail. Dans le commerce de gros, l'indicateur perd 2 points en 2 mois.

Les marchés actions américains seront ouverts seulement en matinée en raison de Thanksgiving.

A 12h20, l'euro s'échangeait 1,2899 dollar, en hausse de 0,15%.



AOF - EN SAVOIR PLUS


- Stratégie du ® mix génération ¯ renforcée avec l'acquisition du solde du capital d'EDF EN, sa filiale spécialisée dans les énergies renouvelables ;
- Réduction de l'endettement : marges de manoeuvre pour la croissance externe ;
- Politique de distribution des dividendes généreuse.

Les points faibles de la valeur
- Faible visibilité en raison de la dimension ® politique ¯ de la valeur : intervention de l'Etat, notamment sur la hausse des tarifs de l'électricité, débat sur la sûreté nucléaire ;
- Faible visibilité sur les conséquences des ® stress tests ¯ réalisés sur le parc nucléaire du groupe et plus généralement sur le niveau des investissements nécessaires (hausse des dépenses de maintenance, durée de vie des centrales, fermeture de certains sites...) ;
- Incertitude majeure sur la future formule de l'ARENH (accès régulé à l'électricité nucléaire historique) ;
- Cours très éloigné du cours d'introduction de 32 euros en 2005.

Comment suivre la valeur
- Secteur des ® utilities ¯ (producteurs d'eau, de gaz et d'électricité), traditionnellement considéré comme défensif ;
- Prix de l'électricité administrés en France et fixés par l'Etat ;
- Corrélation positive entre la hausse des tarifs et le cours de Bourse ;
- Activité encadrée par la loi NOME (libre concurrence entre tous les acteurs du marché et revente du quart de la production d'électricité nucléaire d'EDF à ses concurrents). Prix de revente fixé par décret ministériel ;
- A surveiller, l'évolution réglementaire en Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) ;
- Relations historiquement imbriquées entre Areva (Berlin: A9R.BE - actualité) et EDF (EUREX: A0JY12.EX - actualité) (Areva = 1er fournisseur d'EDF ; EDF = 1er client d'Areva) et désormais difficiles en raison de désaccords sur des contrats.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Services aux collectivités
La filière des déchets est soumise à une mutation importante car les positions de Suez (Paris: FR0000120529 - actualité) et Veolia sont fortement menacées. Selon une étude du groupe Xerfi, des acteurs moins importants comme Séché, Derichebourg (Euronext: DBG.NX - actualité) ou Paprec sont désormais incontournables, ce qui exacerbe la concurrence du secteur. Le taux de résultat opérationnel de la filière "propreté" de Veolia est passé de 7,9% en 2007 à 3,7% en 2011. Ce taux s'élevait pour Suez Déchets Europe à 6% en 2011, contre 8,3% en 2007. L'émergence de concurrents directs n'est pas le seul facteur expliquant cette tendance. Il faut également ajouter la baisse du volume de déchets industriels et ménagers ces dernières années et l'augmentation des coûts de production. Cette dernière est provoquée par la hausse des prix du carburant et la revalorisation du SMIC.