Analyse mi-séance AOF France / Europe - Stagnation des marchés

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
GLE.PA42,650,62
BELI.PA30,090,34
MTRAF59,64+1,01
PREMIER.BO56,15-1,85
^FCHI4 405,66+60,31


(AOF) - Aucun relief sur les marchés à la mi-séance, les investisseurs optant pour la prudence dans l'absence d'information de nature à rassurer les opérateurs. En Allemagne, le ministère de l'économie a révisé à la baisse ses prévisions et table désormais sur une croissance de 0,4% en 2013 contre 1% prévu en octobre dernier. Dans ce contexte, les investisseurs seront attentifs aux publications trimestrielles des cadors du secteur bancaire américain tel que Goldman Sachs (NYSE: GS-PB - actualité) et JPMorgan (London: JPIU.L - actualité) en avant-Bourse à Wall Street. A 12h20, le CAC cède 0,08% à 3694,45 pts et l'Eurotop 100 : -0,35% à 2370,23 pts.


En Europe, Metro (Other OTC: MTRAF - actualité) a pris le bon wagon à la Bourse de Francfort. En effet, le titre du distributeur allemand progresse de 0,89% à 23,15 euros, soutenu par la confirmation de la fermeture de sa chaîne de magasins d'électronique grand public Media-Saturn en Chine. La rumeur de cette fermeture circulait sur les marchés depuis quelques jours. En Chine, le géant allemand entend désormais concentrer son activité sur sa principale branche de produits de gros (Metro Cash and Carry) où les perspectives sont les plus prometteuses. Cette nouvelle a éclipsé la hausse inférieure aux attentes de son chiffre d'affaires.

Premier (BSE: PREMIER.BO - actualité) accident boursier de l'année pour Faurecia. L'équipementier automobile, qui a bondi de 20% depuis le 1er janvier, chute ce matin de 5,95% à 13,05 euros. En avançant d'un mois la publication de ses résultats annuels (prévue initialement le 12 février), la filiale à 57,4% de PSA a dérouté les investisseurs. Soucieux d'éviter la spéculation, le groupe a préféré révéler que le niveau de sa dette (1,8 milliard d'euros), dépassait de 200 millions le consensus. En un an, la dette est donc passée de 1,2 à 1,8 milliard à cause de la hausse des stocks liée à la dégradation du marché européen.

Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) (-3,63% à 32,27 euros) affiche la plus forte baisse de l'indice CAC 40 (Paris: ^FCHI - actualité) dans le sillage des commentaires jugés négatifs de son directeur financier, Bertrand Badré, lors d'une rencontre avec les analystes. L'ampleur de la baisse s'explique également par la dégradation de l'avis de Cheuvreux de Surperformance à Sous-performance, son objectif de cours de 32 euros ayant été dépassé de 5%. Selon deux brokers, la banque française devrait afficher une perte au quatrième trimestre en raison de l'enregistrement d'importants exceptionnels.

Les chiffres macroéconomiques

Le (Paris: FR0000072399 - actualité) taux d'inflation annuel de la zone euro est resté stable à 2,2% en décembre dernier, par rapport à novembre, selon Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. En décembre 2011, le taux d'inflation était plus élevé à 2,7%. Le taux d'inflation mensuel a été de 0,4% en décembre dernier.

Aux Etats-Unis, c'est à 14 heures 30 que l'inflation pour décembre sera connue.

Vers 15 heures 15, la production industrielle américaine et le taux d'utilisation des capacités de production pour décembre seront annoncés, puis à 16 heures, ce sera l'indice NAHB de la confiance des constructeurs immobiliers aux Etats-Unis pour janvier qui sera dévoilé.

L'euro s'échange 1,3312 dollars vers 12 heures 10.




AOF - EN SAVOIR PLUS


Les points faibles de la valeur
- Valeur très volatile en Bourse à l'image de l'ensemble du secteur financier en raison de la crise de la dette souveraine et des craintes sur le secteur bancaire en général ;
- Image ternie par l'affaire Kerviel et les pertes divulguées en gestion d'actifs ;
- Effort d'adaptation, en termes de réduction de la taille des bilans et de moindre dépendance aux marchés de capitaux (deleveraging), très brutal pour les banques ;
- Suspension du dividende ;
- Débat sur le rôle du modèle de la banque universelle dans la crise actuelle ;
- Environnement de taux bas pénalisant pour les activités de banque de détail, plus précisément les marges sur dépôts.

Comment suivre la valeur
- Titre ® value ¯ comme l'ensemble des valeurs bancaires depuis les effets de la crise financière ;
- Valeur qui évolue, comme l'ensemble des valeurs bancaires, en fonction du risque souverain et non plus de ses fondamentaux ;
- Continuer à suivre la politique désormais très volontariste de la BCE (Toronto: BCE.TO - actualité) , sous la présidence de Mario Draghi, avec ses effets positifs sur le secteur bancaire en Bourse ;
- A surveiller la finalisation du nouveau cadre prudentiel post-crise (Bƒle III) ;
- Titre influencé, dans un contexte économique et financier ® normal ¯, par : (i) les taux d'intérêt dont l'évolution dépend des politiques monétaires (notamment des banques centrales européenne et américaine), (ii) l'état des Bourses mondiales qui influencera ses activités de banque de financement et d'investissement et de gestion d'actifs, (iii) les niveaux de consommation et d'épargne des ménages qui auront un impact sur les performances de la banque de détail.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Banques
A l'issue du sommet européen fin juin, les dirigeants se sont entendus sur la mise en place dans la zone euro d'une Union bancaire qui puisse prévenir efficacement les dérives et les crises. Ce superviseur européen des banques sera placé sous l'égide de la Banque centrale européenne (BCE). Cette dernière pourra intervenir lorsqu'un problème surviendra au sein d'une banque. Le nouvel organe de régulation pourrait sauver les banques en difficulté et même en éliminer certaines. Il pourrait avoir à contrôler bien plus que les vingt-cinq plus grandes banques de la zone euro. En Allemagne des réseaux de taille intermédiaire comme les caisses d'épargne et les établissements coopératifs pourraient être également concernés. Néanmoins ceci fait débat car les dirigeants allemands souhaitent maintenir ces établissements sous l'autorité des instances nationales.