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Un an après Wuhan, la Chine se reconfine

·4 min de lecture

À l’approche du Nouvel An lunaire et des grandes migrations des vacances de la fête du printemps, les autorités chinoises renforcent les restrictions sanitaires. La découverte de foyers épidémiques dans le nord du pays, notamment dans la province du Hebei et dans certains districts de Pékin, contraint des millions de Chinois à rester chez eux, comme l’hiver dernier dans la province du Hubei, berceau de la pandémie.

De notre correspondant à Pékin,

Les notes courent encore dans cet institut de musique du nord de Pékin. Mais dès ce week-end, le piano, c’est terminé, nous explique cette professeure coréenne : « Les cours s’arrêtent. Nous avons été informés cette nuit. Comme toutes les écoles de Pékin, on nous a demandé de fermer. »

Fini de chanter, les écoles sont fermées. Les vacances scolaires ont commencé avec près de trois semaines d’avance. Ce Nouvel An lunaire 2021 devait être celui du retour à la normale, il n’a en réalité rien d’ordinaire. À commencer par les résidents du Hebei qui ont vu leur vie changer rapidement après l’apparition de nouveaux cas de contamination à l’occasion d’un mariage. Ces derniers peuvent oublier les congés de chunjié, la fête traditionnelle et familiale du printemps en Chine. Depuis le 6 janvier, 11 millions d’habitants de la capitale de cette province entourant Pékin sont confinés.

« Le verrouillage de la ville m’empêche de travailler, assure Li Dawei, 31 ans. Je ne peux pas sortir de chez moi et pour un travailleur indépendant, cela signifie que je n'ai aucun revenu pendant la période d’isolement. Si cela s’éternise ce sera difficile, mais avec mes amis, on reste optimistes pour l’instant. On pense que les autorités vont rapidement contrôler l’épidémie. »

Course contre la montre

Il est vrai que la rapidité de la réaction dans le Hebei contraste avec le début de l’épidémie à Wuhan, il y a un an. En quelques jours, des personnels soignants venus de la côte sont venus renforcer les équipes chargées de tester les populations ; des dizaines de milliers de villageois dans les campagnes ont été transportés dans des centres de quarantaine provisoire ; les points d’accès à la capitale chinoise sont hermétiquement filtrés.

Près du cinquième périphérique de Pékin, de petites montagnes de colis s’étalent aux pieds des triporteurs. Les paquets mettent du temps à arriver, confient les livreurs en rouge et blanc. « Le service est plus long, car les entrepôts sont situés dans les zones infectées de Daxing et de Shunyi, explique l'un d'eux. Tous ces paquets, que vous voyez là, sont en retard. Les colis expédiés depuis l’extérieur de Pékin prennent plus de temps. Au moins deux ou trois jours depuis le Hebei. C’est comme ça, le trafic est bloqué. »

Autoroutes fermées, des trains qui restent en gare et des portes de confinés scellées par les autorités sanitaires : les vidéos sur le réseau Sina Weibo de ce début 2021 ont décidément un air de déjà vu, de déjà vécu. La Chine a l’expérience des clusters. À Shijiazhuang, il n’y a pas eu de mouvement de panique, pas de ruée sur les supermarchés, confie Li Dawei. Même si le confinement, en vrai, on ne s’y fait jamais vraiment.

« Ici, c’est comme à Wuhan l’année dernière, assure le trentenaire. Les mesures sont les mêmes, mais les gens sont moins inquiets. Le blocus de la ville a été une décision soudaine, on n’est pas tous préparés. Le ravitaillement en nourriture, ça va. On peut se faire livrer et on peut acheter des produits alimentaires à l’intérieur des résidences. Pour la pharmacie, en revanche, c’est plus compliqué. Moi, par exemple, j’ai mal aux dents. J’ai besoin d’un anti-inflammatoire. Mais comme c’est classé dans les médicaments contre le rhume, je ne peux pas m’en procurer. Il aurait fallu pour cela que j’obtienne une ordonnance avant le début du confinement. »

Dissuader les voyageurs

Prendre son mal en patience et attendre. Comme de nombreux résidents du Hebei, une grande partie des habitants de la capitale chinoise resteront chez eux pour le Nouvel An lunaire. Les autorités le recommandent vivement, et pour celles et ceux qui voudraient quand même partir, un test négatif avant départ pour la province est exigé, auquel s'ajoutent 14 jours de quarantaine à l’arrivée dans la province familiale.

Le nombre de nouveaux cas reste faible en Chine comparé à l’épidémie en Occident, mais cette flambée Covid d’hiver est la plus forte enregistrée dans le pays depuis Wuhan. Les Pékinois connaissent la musique. Beaucoup espèrent une levée des restrictions de déplacement après la réunion du Parlement chinois en mars.