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En Amérique centrale, les dynasties trinquent

·2 min de lecture

Au Salvador, Guatemala et Honduras, le poids des oligarchies reste important. Mais leur influence politique s’étiole dans une région minée par la corruption.

Depuis des siècles, une poignée de grandes familles, dont les racines remontent parfois à la conquête espagnole, dominent le "triangle du Nord" que forment, à cheval sur l’isthme mésoaméricain, le Guatemala, le Salvador et le Honduras. Les Castillo, par exemple, descendants d’un compagnon d’armes d’Hernán Cortés, ont assis leur pouvoir économique à la tête de la Central American Brewery, créée en 1886, qui a disposé pendant des décennies d’un monopole de fait sur la bière guatémaltèque.

Il y aurait huit de ces dynasties tenant l’économie de ce pays, quatorze au Salvador et cinq au Honduras. Longtemps, elles ont perpétré un ordre social qui assurait leur domination. Le 26 mars, Juan Gonzalez, un conseiller du président Joe Biden, a même déclaré que c’était en partie à cause d’une "élite prédatrice" qu’un si grand nombre de Centraméricains tentaient de fuir vers les Etats-Unis. Pourtant, certains signes tendent à montrer que la mainmise de ces grandes familles pourrait avoir atteint son terme.

Soutien des multinationales

Certes, leur poids se fait encore sentir. Le Salvador n’impose ainsi aucune taxe sur les biens immobiliers ni sur l’héritage. Au Guatemala, le taux maximum d’imposition sur le revenu est de 7 %. On aurait pu s’attendre à ce que la mondialisation porte tort aux oligarchies locales. Ce n’est guère le cas. Les entreprises étrangères ont besoin de partenaires locaux, or, les oligarques possèdent les relations nécessaires. Des marques comme Burger King, Hilton et Zara les laissent gérer leurs filiales sur place. Quand d’autres familles, notamment au Salvador, ont vendu banques, supermarchés, brasseries et plantations de tabac à des multinationales.

Fin du business-friendly

Mais la transmission entre générations pose désormais problème. Les enfants qui sont nés riches n’ont guère de motivation à travailler dur. D’où le recours de plus en plus fréquent à des consultants extérieurs pour gérer les successions. Un hom­me d’affaires explique que ses enfants ont [...]

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