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Amélie Oudéa-Castéra: une ministre des Sports qui claque (enfin)

AFP - Geoffroy VAN DER HASSELT

EDITORIAL. Face aux scandales qui secouent la Fédération française de football, l'ex-joueuse de tennis et ministre des Sports mène sa barque, portée par la vague #MeToo. Les puissants patrons des fédérations l'ont méprisé à tort.

Amélie Oudéa-Castéra ("AOC") est une ministre qui existe. Enfin! Dans ce gouvernement de passe murailles, voilà qui est déjà singulier. Une ministre des Sports de surcroît, secteur souvent étoilé de médaillés mais dépourvu d'impact réel. Or l'ex-joueuse de tennis remarquée ne se contente pas de ramasser les balles, elle les (r)envoie et mène le jeu.

Prise de haut à tort

Cette "techno non élue", les puissants patrons de fédérations l'avaient prise de haut. On en imagine au moins deux tout prêts à revoir leurs avis: Bernard Laporte, ancien ministre et patron du rugby, condamné pour corruption en première instance a d'abord dû se "déporter" sous sa pression. Puis le grand manitou du foot, Noël Le Graët qui il est vrai s'était égaré à mépriser notre trésor national vivant: Zinédine Zidane. Il ne s'en accrochait pas moins. Elle l'a décroché.

Une énarque fille d'énarque

AOC est désormais a minima une appellation d'éthique contrôlée. À la surprise des chefs à plumes qui pensaient la croquer toute crue ou la bordurer comme ils avaient fait avec sa prédécesseure, l'ex-nageuse Roxana Maracineanu. Grave erreur sur la personne et sur l'époque. Ces messieurs n'ont pas vu à qui ils avaient affaire. Une énarque fille d'énarque.

De la promotion Senghor. Celle-là même d'Emmanuel Macron. La dame est issue de la famille des Duhamel, le cauchemar de Chirac, familière donc du pouvoir. Une femme de conviction, rompue aux arcanes de la gouvernance. Lourde erreur que d'avoir sous-estimé cette ministre-là, qui déjà a obtenu un titre plein et pas seulement un secrétariat d'Etat.

Elle sait commander à son administration - contrairement à nombre de ministres sportifs avant elle - et peut compter sur le soutien du président. Quand elle s'avance, AOC n'a pas besoin de surveiller ses arrières. Dans l'ombre du chef de l'Etat, Amélie Oudéa-Castéra se prépare depuis des années et a appris la communication de combat. Un combat au féminin.

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