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Amélie Nothomb se livre sur le viol collectif qu’elle a subi à l'âge de 12 ans : "J’en ai subi les conséquences tous les jours"

Europa Press / Bestimage

"Les mains de la mer", c’est par cette métaphore que la romancière Amélie Nothomb évoque le viol collectif dont elle a été victime au Bangladesh à l’âge de 12 ans. Un épisode traumatisant, qui n’a connu aucune suite. Les quatre hommes de vingt ans n’ont jamais été retrouvés. Au micro de Léa Salamé, lundi 28 août 2023, sur France Inter, l'auteure revient sur ce terrible drame auquel elle consacre deux pages dans son nouvel ouvrage Psychopompe, paru aux éditions Albin Michel le 15 août 2023. Elle raconte la dissociation, un mécanisme de défense psychologique classique chez les victimes de viol : "j’ai éprouvé une peur sans nom […] J’étais là mais je n’étais pas là", confie-t-elle. Tout de suite après l’agression, sa mère, qui l’a entendue crier, lui a dit ces deux mots : "pauvre petite". Si cela peut paraître dérisoire, reconnaît-elle, l'écrivaine éprouve une gratitude immense à l’égard de cette femme, qui a ainsi avalisé ce qu’il s’était passé et empêché le silence complet de s’installer autour de ce traumatisme. "Si ma mère n’avait pas dit ces deux mots-là, le silence aurait été absolu", confirme l’autrice dans ce témoignage poignant.

Si ces mots n’avaient pas été prononcés, la romancière en serait venue à douter de la réalité de cette expérience traumatisante, explique-t-elle. "Je ne me serais pas crue. Comme il n’y a eu aucun commentaire, de personne, aucune suite d’aucune sorte, j’aurais très bien pu penser que j’avais complètement déliré, que j’avais inventé cet épisode absolument (...)

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