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Alstom n'a pas peur de torpiller le nouveau RER B

·2 min de lecture

Tant pis pour les Franciliens qui attendent le nouveau RER B : Alstom estime que l'offre remportée par Bombardier-CAF n'est pas viable. La RATP et la SNCF menacent d'une action en justice.

Décision "honteuse", "arrogante", "anticoncurrentielle" : les réactions n’ont pas tardé à l’encontre d’ après l’annonce, jeudi 3 février, du retrait de l’offre de Bombardier Transport sur la construction du futur RER B. Tant pis pour lespour faciliter leur transport sur la deuxième ligne la plus chargée de France.

"Si cette décision se confirme, c'est au moins deux ans de retard pour l'arrivée des nouvelles rames", déplore la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports (FNAUT) qui évoque une décision "consternante".

Une décision "lourde de conséquences"

Droit dans ses bottes, Henri Poupart-Lafarge a bien conscience, dit-il ce vendredi, de prendre une décision "lourde de conséquences", à la fois en termes d’image auprès des usagers et vis-à-vis de la RATP, le mandataire du contrat qui agit au nom de la SNCF et d’Ile-de-France Mobilités qui le finance.

Selon le PDG d'Alstom, l’offre de Bombardier allié à l’Espagnol CAF, présentée avant n’est pas viable. Le contrat générerait des pertes avant même la livraison des premières rames en 2025.

Le bras de fer dure depuis novembre, le constructeur du TGV ayant multiplié les recours devant la justice, mais aussi les tentatives de médiation avec la RATP pour remettre en cause l’appel d’offres des 146 rames du nouveau RER B pour un montant de 2,56 milliards d'euros.

Culture du monopole en France

Or pour de nombreux acteurs du secteur, les arguments juridiques et techniques avancés par Alstom ne tiennent pas. Ils révèlent surtout le refus de voir filer un méga contrat entre les mains d’un nouveau concurrent, CAF, et mettent également en lumière une culture du monopole chevillée au corps, souvent reprochée au constructeur dans la manière de mener les affaires en France.

"C’était pareil avec Patrick Kron [l’ancien patron d’Alstom réputé pour ses coups d’éclat], lors du contrat de en 2006, rappelle un négociateur de l’époque. Il était fou furieux à l’idée d’avoir perdu au profit de Bombardier qui était 10% moi[...]

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