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Alstom écope d’une amende salée pour corruption

Alstom va passer à la caisse. La branche britannique du géant français du ferroviaire a été condamnée lundi à une amende de 15 millions de livres (environ 17,5 millions d'euros) pour corruption en Tunisie à l'époque de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali, a indiqué l'autorité britannique chargée de la délinquance financière. En plus de cette amende, Alstom devra s'acquitter de 1,4 million de livres de frais, faisant grimper la facture à près de 19,2 millions d'euros, selon le Serious Fraud Office (SFO).

Alstom était accusé d'avoir payé 2,4 millions d'euros à l'entreprise Construction et Gestion Nevco pour s'assurer de l'obtention d'un contrat de 79,9 millions d'euros avec Transtu, la société des transports de Tunis qui gère le parc des autobus et du tramway dans la capitale. "En réalité, Nevco n'était qu'un moyen de payer des pots-de-vin", a souligné le SFO qui avait lancé son enquête en 2009. Selon l'accusation, les faits reprochés se sont déroulés entre 2003 et 2006 et Nevco appartenait au beau-frère de Ben Ali, alors président. Ce dernier a été chassé du pouvoir en 2011 et s'est exilé ensuite en Arabie saoudite où il est mort en septembre.

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Il y a un an, un ancien responsable britannique d'Alstom avait déjà été condamné à quatre ans et demi de prison pour la corruption de responsables en Lituanie en vue d'obtenir des contrats d'une centrale électrique. Le SFO avait aussi poursuivi Alstom Network UK et trois individus pour des faits de corruption concernant un contrat de fourniture de rames au métro de Budapest. La société et les trois personnes visées ont été jugées non coupables fin novembre 2018.

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Alstom "prend acte de la condamnation" dans le dossier tunisien, a réagi le groupe dans une déclaration écrite transmise à l'AFP. "C'est la seule condamnation sur les 4 accusations portées par le SFO contre

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