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En Allemagne, le vaccin anti-Covid au menu de la cantine d'entreprise

·3 min de lecture

Ce n'est pas l'heure du déjeuner, mais Ralf Scharf quitte ravi sa cantine d'entreprise : cet employé d'un groupe de chimie trouve "grandiose" d'avoir été vacciné contre le Covid-19 sur son lieu de travail, une pratique appelée à se généraliser en Allemagne.

A partir de juin, les médecins du travail rejoindront la campagne de vaccination nationale, donnant un nouveau coup d'accélérateur à la distribution des doses qui repose actuellement sur les vaccinodromes municipaux et les cabinets médicaux.

Sans attendre le feu vert officiel, le groupe de chimie Evonik a lancé un projet pilote sur son site de Hanau (Hesse), près de Francfort. D'autres entreprises comme BASF, Deutsche Bahn ou Volkswagen offrent aussi cette possibilité.

"L'envie de se faire vacciner est énorme. Le matin, je suis interpellée par des salariés qui me demandent quand est-ce qu'on commence !", se félicite Kerstin Oberhaus, directrice du site d'Evonik installé dans un parc technologique qui compte douze entreprises employant 5.550 personnes.

- Salariés prioritaires -

Dans la cantine du campus, une aile a laissé place à un centre médical avec point accueil, trois cabines pour les entretiens préalables et autant pour l'administration de la piqûre.

Des petits points jaunes au sol dans la salle de repos, en fin de parcours, marquent les endroits où se trouvent d'ordinaire des tables à manger.

Une trentaine d'intervenants se relaient, avec des renforts de volontaires.

Une infirmière prépare minutieusement les seringues pour la journée dans un réduit sécurisé par une caméra de surveillance. Près d'elle, l'armoire réfrigérée ne compte encore que quelques flacons du vaccin BioNTech-Pfizer.

Car dans la phase pilote, seules quelques centaines de doses sont prévues pour des salariés prioritaires comme M. Scharf, formateur pour apprentis.

La cadence va augmenter quand la campagne officielle démarrera en juin : "nous pourrons alors vacciner environ 1.100 personnes par semaine", explique Christine Busch, docteure du travail chez Evonik, multinationale livrant notamment des lipides à l'alliance BioNTech-Pfizer pour la fabrication de leur vaccin anti-Covid.

Les vaccins seront administrés en priorité aux salariés qui travaillent pour la production, afin qu'ils "soient mieux protégés", ajoute Mme Busch, alors que d'autres en télétravail devront patienter. Les proches des salariés pourront aussi recevoir leur vaccin, selon le plan prévu.

Les avantages du système : proximité et rapidité. Ralf Scharf n'a eu que 200 mètres à parcourir depuis son poste de travail pour recevoir le vaccin, et sans attente car les "collègues" ont tout coordonné, se félicite l'employé de 58 ans.

- 804 doses par médecin -

Le principal défi pour les entreprises sera de s'approvisionner en doses, car elles seront servies après les vaccinodromes publics et les 55.000 cabinets médicaux du pays.

Ces derniers croulent actuellement sous les demandes de rendez-vous alors que l'Allemagne ouvrira la vaccination à tous les adultes, sans critère de priorité, à partir du 7 juin.

Chaque médecin du travail ne pourra ainsi commander au plus que "804 doses" lors de la première semaine de vaccination en entreprise, indique un document de la fédération patronale BDA, obtenu par l'AFP.

Pour les semaines suivantes sont attendus "une quantité différente ainsi que des vaccins d'autres fabricants", ajoute le document.

Le ministre de la Santé Jens Spahn a déjà prévenu qu'il n'y aura pas suffisamment de vaccins pour tous ceux qui le souhaitent dès juin, appelant à la patience.

Agissant comme "le troisième pilier de la campagne de vaccination", les entreprises comme Evonik peuvent "apporter une contribution majeure pour que le plus grand nombre possible de personnes soient vaccinées en peu de temps", résume Mme Oberhaus.

En date de vendredi, 33,1 millions de personnes, soit près de 40% de la population d'Allemagne, avaient reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 et 11,3 millions, soit près de 13,6%, ont reçu les deux injections nécessaires.

jpl/smk/pz

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