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Algérie: faible affluence dans les bureaux de vote pour les élections législatives

·2 min de lecture

Vingt-quatre millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire les 407 députés de la future assemblée populaire nationale ce samedi. Un scrutin rejeté par le Hirak et par une partie de l’opposition, certaines formations politiques ayant décidé de le boycotter. La participation s’annonce faible, comme lors des deux dernières élections. Selon les derniers chiffres de l'autorité des élections, la participation s’établissait à 14,5% à 16h.

Avec notre envoyée spéciale à Alger, Magali Lagrange

La journée s’est déroulée globalement dans le calme sauf en Kabylie, où des protestations et échauffourées ont été signalées. Sur les réseaux sociaux circulent notamment des images de bulletins de vote déversés dans les rues, dans cette région traditionnellement frondeuse, où la participation avait été quasiment nulle lors des derniers scrutins.

Dans les bureaux de la capitale, l’affluence était faible tout au long de la journée. À chaque fois, les mêmes scènes : bureaux déserts, piles de bulletins de vote sur les tables et des urnes quasiment vides avec une vingtaine de bulletins. Selon les personnes qui tenaient ces bureaux, les votants qui se sont présentés étaient plutôt âgés, mais les jeunes, eux, ne sont pas venus. Certains confiaient trouver le temps long en l’absence d’électeurs.

En revanche, les rues du centre-ville de la capitale étaient animées, les boutiques ouvertes et les Algérois se promenaient en famille ou entre amis, flânaient aussi sur des places. « Pour moi, il n’y a pas de vote aujourd’hui, c’est un non-évènement », expliquaient certains passants, qui affirmaient ne pas croire au changement promis par le pouvoir algérien. Mais certains électeurs ayant choisi de faire leur choix parmi les listes proposées - plus de 2 200 au total sur l’ensemble du territoire - expliquaient vouloir un changement, et y croire.

Les bureaux devaient initialement fermer à 19h locales. Les opérations ont été prolongées d’une heure, dans tout le pays, par l’Autorité nationale des élections, l’ANIE.

Avant même leur tenue, ces élections législatives, les premières depuis le départ de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, étaient rejetées par une partie de l’opposition et par le Hirak. Lors de la présidentielle de 2019, la participation a frôlé les 40% et elle s’est établie à seulement 24% lors du référendum sur la révision de la constitution de novembre dernier.

Le scrutin se tient dans un contexte de répression accrue, dénoncé par plusieurs organisations de défense des droits humains depuis plusieurs semaines, qui se traduit par des interpellations et des poursuites contre des opposants, hirakistes et journalistes.

Algérie: les législatives, nouvelle étape dans la feuille de route du pouvoir

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