Marchés français ouverture 3 h 31 min
  • Dow Jones

    34 196,82
    +322,58 (+0,95 %)
     
  • Nasdaq

    14 369,71
    +97,98 (+0,69 %)
     
  • Nikkei 225

    29 093,00
    +217,77 (+0,75 %)
     
  • EUR/USD

    1,1945
    +0,0010 (+0,08 %)
     
  • HANG SENG

    29 160,41
    +277,95 (+0,96 %)
     
  • BTC-EUR

    29 310,30
    +1 753,57 (+6,36 %)
     
  • CMC Crypto 200

    842,67
    +56,05 (+7,13 %)
     
  • S&P 500

    4 266,49
    +24,65 (+0,58 %)
     

Alexandre Mérieux, bioMérieux: "Dans les pays développés, il faut un prix qui reconnaisse l’innovation"

·2 min de lecture

Organisé par Challenges, le Sommet "Sauver le bien commun" aura lieu sous forme digitale les 27 et 28 mai. En avant-première, Alexandre Mérieux, PDG du groupe bioMérieux, nous livre sa conception du Bien commun.

Challenges - Innovation et bien commun sont-ils conciliables dans la santé?

Alexandre Mérieux - Oui, sans hésitation. Je dirais même que le fait de concilier les deux est non seulement possible, mais indispensable. L’innovation est LE facteur de progrès, pour améliorer la santé des patients, faire baisser le coût des systèmes de santé… et créer de la valeur pour les entreprises. La pandémie, malgré les difficultés que le secteur a connues – sur le vaccin notamment – a pointé l’absolue nécessité de faire converger intérêt individuel et intérêt collectif. Aujourd’hui, impossible de faire autrement.

Quel modèle économique pour rendre cette innovation accessible au plus grand nombre?

Il faut d’abord un modèle qui fasse la part belle à la R&D – donc à la prise de risque. A bioMérieux, nous y consacrons chaque année environ 13% de notre chiffre d’affaires. L’an dernier, nous avons mis les bouchées doubles pour mettre au point, en un temps record, une gamme complète de tests moléculaires et sérologiques du virus responsable de la COVID-19. Pour rendre cette innovation accessible à tous, les initiatives internationales, Gavi, Covax et autres sont indispensables. Elles doivent être étendues à tous les produits de santé, dont les tests de diagnostic. Il faut aussi une approche préférentielle sur les prix du côté des industriels, en direction des pays les plus défavorisés notamment. C’est ce que nous faisons depuis longtemps à bioMérieux dans de nombreuses pathologies infectieuses. Dans les pays développés, il faut un prix qui reconnaisse l’innovation. Car le prix, c’est aussi la capacité à investir ailleurs pour le futur, dans d’autres projets pour préserver la santé publique.

bioMérieux travaille depuis longtemps avec la puissance publique américaine pour accélérer sa recherche. L’Europe doit-elle s’inspirer du modèle américain?

C’est un sujet sensible. Tout n’est pas parfait aux Etats-Unis mais il faut bien reconnaître qu’un certain pragmatisme prévaut. Ainsi, nous tra[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles