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Alerte rouge sur les comptes de l’Unédic

·2 min de lecture

Sur fond de réforme de l'assurance chômage, la Cour des comptes demande à l'Etat de prendre en charge une partie de la dette du régime, qui explose à cause de la crise sanitaire.

Cela peut paraître une goutte d’eau . Mais la situation financière de l inquiète la Cour des Comptes, qui . A cause du Covid, la dette de l’Unédic devrait passer de 36,8 à 54,2 milliards en 2020. Soit une fois et demie ses ressources. Un fardeau insupportable selon les magistrats, qui demandent à l’Etat d’en reprendre une partie et de clarifier son rôle dans le pilotage de l’organisme paritaire. Le sujet est d’autant plus chaud que le mois d’avril marque le début de discussions avec les syndicats sur la gouvernance et l’entrée en vigueur progressive de la réforme de l’assurance chômage.

En théorie, l’Unédic est censé dégager des excédents en période de croissance pour financer les dérapages liés aux crises. Mais elle affiche un déficit chronique, de trois milliards par an en moyenne sur la dernière décennie. C’est ce qui a poussé le gouvernement à imposer, fin 2019, : allongement de la durée minimale d’éligibilité aux droits, modification du salaire de référence, dégressivité des allocations des cadres, bonus-malus sur les contrats courts. Ces mesures devaient permettre de dégager 6,5 milliards d’excédents d’ici 2022. Avec la crise, l'exécutif a été contraint de suspendre sa réforme et l’Unédic . Résultat, ses dépenses ont grimpé de 29% et ses recettes ont chuté de 9%.

Un fardeau insurmontable

Or, "la question du traitement de la dette de l’Unédic n’a pas fait l’objet d’analyses approfondies par les services de l’État", regrettent les magistrats. A l’inverse, le gouvernement a transféré, dès l’été, les dettes de la sécurité sociale et des hôpitaux dans une structure déjà existante, la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). Certes, l’Unédic a pu emprunter, sans difficultés, à faible taux, et les intérêts ne passeront "que" de 300 à 400 millions par an. Mais elle devra rembourser les obligations arrivées à échéance, à hauteur de quatre milliards par an, soit 10% de ses recettes. "Or, elle n’a pas vocation à porter et à financer une dette structurelle, d[...]

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