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Affaire Saab: pour Washington, les intérêts de Maduro passent avant ceux des Vénézuéliens

·2 min de lecture

L’administration américaine a accusé lundi 18 octobre le président vénézuélien Nicolas Maduro de faire passer le cas de l’homme d’affaires Alexandre Saab avant les intérêts de millions de Vénézuéliens. Après l’extradition de ce proche du dirigeant chaviste, Caracas avait annoncé la suspension du dialogue avec l’opposition vénézuélienne, qui devaient reprendre la veille.

« Les accusations criminelles à l'encontre d'Alex Saab précèdent largement et n'ont aucun rapport avec les négociations » entre le régime et l'opposition, a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price à la presse, ce lundi. En suspendant sa participation à ces négociations, le régime Maduro [...] a montré clairement qu'il avait une fois de plus fait passer ses intérêts avant ceux du peuple vénézuélien. »

Considéré comme un important intermédiaire du pouvoir vénézuélien, Alex Saab a été extradé samedi 16 octobre vers les États-Unis par le Cap-Vert, et a comparu pour la première fois lundi en Floride devant un juge américain. Il a été formellement inculpé de plusieurs chefs d'accusation dont un de blanchiment d'argent.

L'homme d'affaires colombien de 49 ans est accusé aux États-Unis d'être à la tête d'un vaste réseau ayant permis au dirigeant socialiste et à son régime de détourner à leur profit de l'aide alimentaire à destination du Venezuela. Il est soupçonné d'avoir transféré avec son partenaire quelque 350 millions de dollars du Venezuela vers des comptes qu'ils contrôlaient aux États-Unis et dans d'autres pays.

La prochaine audience se tiendra le 1er novembre. Les deux accusés risquent jusqu'à 20 ans de prison.

Un « enlèvement », selon Caracas

Alex Saab a déjà affirmé dimanche 17 octobre, dans une lettre lue par son épouse lors d'un rassemblement public à Caracas, qu'il ne « collaborera[it] pas avec les États-Unis » mais « affrontera[it] son procès avec dignité ». « Je n'ai commis aucun crime », assurait-il dans le courrier.

Nicolas Maduro a qualifié l'extradition d'« enlèvement » et a suspendu la participation des autorités vénézuéliennes aux pourparlers avec l'opposition, qui devaient reprendre dimanche à Mexico.

Le pays fait face depuis des années à une crise politique et économique ayant poussé des millions de Vénézuéliens à l’exode ou à subir des pénuries répétées de produits de base et d’énergie.

Washington demande la libération « immédiate et sans conditions » des dirigeants de Citgo

Sans qu'il y ait de lien officiel, six anciens cadres de Citgo, filiale aux États-Unis de la compagnie pétrolière d'État vénézuélienne PDVSA, ont été remis en prison ce dimanche 17 octobre au Venezuela, a appris l'AFP auprès d'un de leurs avocats.

Condamnés à des peines de 8 à 13 ans pour corruption en novembre 2020, ils avaient bénéficié d'une assignation à résidence en avril. Le changement avait alors été perçu comme un geste de bonne volonté du président Maduro en direction de Washington.

Devant la presse, le porte-parole de la diplomatie américaine a exclu tout échange d’Alex Saab avec les dirigeants de Citgo, et a appelé le régime à les libérer « immédiatement et sans conditions ».

(Avec AFP)

À lire et à écouter aussi : Le Venezuela «dans un cercle vicieux infernal»

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