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Affaire Karachi: Balladur droit dans ses bottes face aux juges

·2 min de lecture

Le procès d’Édouard Balladur et de son ex-ministre de la Défense François Léotard dans le volet financier de l’« affaire Karachi » se poursuit devant la Cour de justice de la République (CJR). L’ancien Premier ministre de 91 ans était à la barre ce mercredi pour s’expliquer sur les soupçons de financement illicite de sa campagne présidentielle de 1995 via des rétro-commissions liées à des contrats d’armements.

Avec notre envoyée spéciale au palais de justice de Paris, Laura Martel

De part et d’autre de la barre, le ton est ferme mais les mots choisis avec précaution, le langage châtié : entre le président et l’ex-Premier ministre debout face à lui, l’échange tient plus du dialogue policé que de l’interrogatoire.

D’emblée, Édouard Balladur prévient : impossible pour lui d’aller au-delà de « propos généraux », incapable qu’il est, dit-il, de s’y retrouver dans ce dossier, ce « ramassis de complications infinies ». D’autant, souligne-t-il, que pour les contrats d’armement, sa seule préoccupation était de savoir s’ils favorisaient les intérêts français : « Je n’ai aucun souvenir d’avoir évoqué le montant des commissions et n’ai jamais entendu parler des intermédiaires », soutient-il.

Pas plus qu’il n’était au courant du détail du financement de sa campagne. L’accusation pense que les plus de 10 millions de francs en espèces versés pour renflouer ses comptes ont été pris sur les commissions ? Absurde, balaye Édouard Balladur : « J’aurais pris le risque de me prêter à une opération frauduleuse avec des commissions à hauteur de 600 millions de francs pour que me fussent alloués 10 millions, soit 60 fois moins ? C’est me prêter un comportement d’une irrationalité totale », pointe l’ancien ministre, qui maintient que l’argent venait de collectes durant les meetings et assène à nouveau comme argument-massue que « l’affaire a été réglée par le Conseil constitutionnel » qui a validé ses comptes.

« Le reste, estime-t-il, manifeste de l’éternel jeu des concomitances, coïncidences et rapprochement qu’on articule pour expliquer les choses ». Mais « les choses sont claires, conclut-il, et je me sens la conscience parfaitement tranquille ».