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Affaire Duhamel: l'urgence de réformer la gouvernance de Sciences Po Paris

·2 min de lecture

SERIE SCIENCES PO 1/3 - L’affaire Duhamel n’en finit pas de fragiliser l’école de l’élite. Après la démission de son directeur Frédéric Mion, plusieurs défis attendent l’institution. Au premier rang desquels, celui de la réforme de sa gouvernance, premier volet de notre série consacrée à Sciences Po Paris.

Faire face à la tempête. Après , le directeur de Sciences-Po, le 9 février, empêtré dans ses mensonges au sujet de , l’un des dirigeants historiques de l’Ecole accusé d’avoir abusé sexuellement de son beau-fils, la prestigieuse école doit se trouver un nouveau patron, un processus long et complexe. Et le nouveau directeur devra affronter de gros défis. Certes, avec Mion, le vent de la réforme avait soufflé à la rue Saint-Guillaume, à Paris, avec une internationalisation accélérée et de prestigieux partenaires comme Columbia ou la New York University. Mais Mion laisse à son successeur de vraies fragilités, révélées par la crise, voire des archaïsmes. Premier chantier: réformer la gouvernance, verrouillée par un club de dirigeants historiques, qui siègent à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP).

Cette fondation partage, en théorie, le pouvoir avec le conseil de l’IEP, qui fixe la politique de formation. Mais c’est l’organe le plus influent. Créée en 1945, elle est censée incarner l’indépendance de l’école par rapport à l’Etat, qui lui verse généreusement 70 millions d’euros par an. Depuis la réforme des statuts de 2016, son conseil d’administration de 25 membres s’est certes ouvert à des représentants des étudiants et des enseignants. Mais il comporte toujours un obscur collège de dix "fondateurs", qui concentre les critiques comme le note l’Inspection: "opacité, cooptation, illégitimité, uniformité, etc."

"Parfum de réseau"

La moitié des "fondateurs" étaient déjà en place sous l’ère Descoings. Ils en ont couvert toutes les dérives financières, à l’image du banquier Michel Pébereau, âgé de 79 ans dont 32 ans à la FNSP, et d’Olivier Duhamel, 25 ans de service. Louis Schweitzer (78 ans) ferait presque figure de jeunot avec 14 ans au compteur! "Il faut mettre le conseil au diapason du troisième millénaire et casser ce parfum de réseau et d’entre soi", martèle Bertrand Badie. Dans leur grande sagesse, les intéressés avaient décidé, avant l’affaire Duhamel[...]

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