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Affaire Abad: Comment la République doit-elle gérer le soupçon?

JOEL SAGET / AFP

EDITO - Comment aider la parole à se libérer sans soumettre tout ministre, dès qu'il est accusé, à la vindicte populaire ou médiatique? Quelle place accorder respectivement aux tribunaux et au suffrage universel? Comment sauver la morale sans condamner la politique?

Soyons francs: je préférerais parler d'autre chose que de cette déplorable affaire . Mais le peu d'appétence que j'en ai me confirme la triste importance du sujet. Un ministre de la République est accusé de viol. Sans être absolument inédit (hélas! trois fois hélas!), le fait est trop choquant pour qu'on puisse l'abandonner, comme on le voudrait, aux amateurs de scandales et de faits divers. Après les accusations similaires portées contre Nicolas Hulot et , celle qui vise Damien Abad pose à nouveau deux problèmes différents mais liés: celui de la violence sexuelle et sexiste, spécialement dans le monde politique, et celui du maintien ou non en poste de ceux qui en sont soupçonnés.

Qu'il faille laisser la justice faire son travail, c'est une évidence, mais qui ne saurait nous dispenser, en tant que citoyens, de faire aussi le nôtre. Quel est-il? Juger de la culpabilité ou de l'innocence du ministre? Evidemment pas. Mettre en balance le respect de la présomption d'innocence et celui qu'on doit à ce qu'on appelle (comme s'il s'agissait d'une entité homogène et toujours indiscutable) "la parole des femmes"? L'exercice atteint vite ses limites, tant ces deux principes, légitimes l'un et l'autre, sont à peu près impossibles à hiérarchiser. Notre devoir de citoyens est donc de les respecter simultanément, en aucun cas de sacrifier l'un des deux à l'autre.

Comment sauver la morale sans condamner la politique?

Situation de double contrainte, comme disent les psychiatres, toujours inconfortable, parfois paralysante. D'où la tentation d'éviter le sujet, décidément trop glauque, trop embarrassant, trop désespérant peut-être… C'est une tentation à laquelle il convient de résister. D'abord pour ne pas faire, par notre silence, le jeu des agresseurs, violeurs et autres sexistes. Ensuite pour essayer d'esquisser une doctrine, au moins provisoire, concernant ce type de situation.

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