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Adrien Couret, Aéma Groupe: "Les entreprises classiques sont confrontées à des conflits d'intérêts"

·2 min de lecture

Organisé par Challenges, le Sommet "Sauver le bien commun" aura lieu sous forme digitale les 27 et 28 mai. En avant-première, Adrien Couret, directeur général d’Aéma Groupe, nous livre sa conception du Bien commun.

Adrien Couret est directeur général d’Aéma Groupe, fruit du rapprochement de la Macif et la mutuelle Aésio, qui rassemble huit millions de sociétaires. Il est candidat à la reprise d’Aviva France. Participant à la session Good and bad jobs du sommet "Sauver le bien commun" de TSE et Challenges, il livre ses réflexions sur l’action des entreprises dans ce domaine.

Challenges - Beaucoup d’entreprises se mobilisent pour le bien commun. Ce mouvement est-il crédible?

Adrien Couret - Le mouvement existe, notamment à travers l’engagement des entreprises en faveur du développement durable. Mais il risque de connaître des flux et des reflux. Les entreprises classiques sont, à un moment ou à un autre, confrontées à des conflits d’intérêts, notamment entre une vision à long terme et des impératifs économiques court-termistes. L’adoption d’une raison d’être ou la transformation en entreprise à mission ne sont pas suffisantes pour modifier durablement leurs impacts sur le bien commun.

Que faut-il faire alors?

Faire rentrer la société directement dans la gouvernance de l’entreprise. En intégrant une représentation de toutes ses parties prenantes - les salariés, les clients, les associations ou d’autres représentants de la société civile, on aligne durablement les intérêts de l’entreprise avec ceux de la société. Ce modèle existe, c’est le modèle mutualiste et celui des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Ces sociétés n’appartiennent pas à des actionnaires. Cela leur permet d’associer toutes leurs parties prenantes et de projeter l’action de l’entreprise à long terme. Les sociétés classiques qui se transforment en entreprise à mission sans changer profondément leur gouvernance, ni les critères de rémunération de leurs dirigeants se trouveront limitées dans la gestion de leur impact et donc de la préservation du bien commun.

Que révèle l’affaire Danone sur ce sujet, avec l’éviction de son PDG?

C’est l’illustration de cette limite et de cette contradiction. L’adopti[...]

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