La bourse est fermée
  • CAC 40

    6 765,52
    -30,23 (-0,44 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 080,15
    -27,87 (-0,68 %)
     
  • Dow Jones

    34 580,08
    -59,71 (-0,17 %)
     
  • EUR/USD

    1,1317
    +0,0012 (+0,10 %)
     
  • Gold future

    1 782,10
    +21,40 (+1,22 %)
     
  • BTC-EUR

    43 483,73
    -4 275,48 (-8,95 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 367,14
    -74,62 (-5,18 %)
     
  • Pétrole WTI

    66,22
    -0,28 (-0,42 %)
     
  • DAX

    15 169,98
    -93,13 (-0,61 %)
     
  • FTSE 100

    7 122,32
    -6,89 (-0,10 %)
     
  • Nasdaq

    15 085,47
    -295,85 (-1,92 %)
     
  • S&P 500

    4 538,43
    -38,67 (-0,84 %)
     
  • Nikkei 225

    28 029,57
    +276,20 (+1,00 %)
     
  • HANG SENG

    23 766,69
    -22,24 (-0,09 %)
     
  • GBP/USD

    1,3235
    -0,0067 (-0,50 %)
     

Actionnariat salarié : la France championne du monde

·Emmanuel Schafroth
BTP : un actionnariat salarié très fort

Les actionnaires individuels sont de moins en moins nombreux... sauf dans les entreprises cotées elle-mêmes !


Mais où sont passés les actionnaires individuels ? Dans un récent article, nous rappelions ici-même que leur poids dans le capital des sociétés françaises ne cessait de diminuer depuis les années 1980. En revanche, il est un type d’actionnariat individuel pour lequel la France est le pays le plus avancé en Europe... l’actionnariat salarié.

 

La France écrase la concurrence

Selon la dernière mouture de l’étude consacrée annuellement au sujet par le spécialiste de l’épargne salariale Debory ERES, 82% des entreprises cotées françaises de l’indice SBF120 proposent ainsi à leurs salariés des plans d’actionnariat « démocratiques », c’est-à-dire accessibles à tous. Il ne s’agit donc pas de quelques stock options distribués à une infime minorité de dirigeants de l’entreprise. Bien au contraire, Debory ERES a calculé, toujours sur le périmètre des sociétés du SBF120, ce sont 47,2% des salariés français qui se retrouvent ainsi actionnaires de l’entreprise où ils travaillent, contre une moyenne européenne de 28% ! Un chiffre qui classe la France au rang de championne d’Europe (et même du monde !), devant la Suède et l’Autriche. Voilà au moins un point sur lequel nous atomisons nos amis allemands, qui sont nettement au-dessous de la moyenne, avec moins de 20% des salariés ayant accès au capital de leur entreprise.

 

Un tiers des actionnaires salariés d'Europe sont Français

Compte tenu de la taille de nos grandes sociétés, la France abrite ainsi plus d’un tiers de tous les actionnaires salariés européens : 3,5 millions sur un total de 9,2 millions ! Bien sûr, toutes les sociétés n’ont pas la même culture en matière d’actionnariat salarié. Elle est plutôt forte chez Total où, tous pays confondus, les salariés détiennent environ 112 millions d’actions, ce qui ne représente pas loin de 6 milliards d’euros au cours actuel ! Au bout de deux ans de détention, les actions acquièrent un droit de vote double. Ainsi, les salariés de Total disposent-ils collectivement de plus de 8,6% des droits de vote en assemblée générale : une force non négligeable.

 

Les sociétés de BTP font la course en tête

Mais d’autres sociétés sont encore plus actives, notamment dans le secteur financier. Chez Société Générale ou Axa, il ne s’écoule pas une année sans qu’un nouveau plan d’actionnariat ne soit proposé aux collaborateurs. Et il en va de même pour le spécialiste du BTP Vinci. Ses confrères Bouygues ou Eiffage ne sont d’ailleurs pas en reste, cette dernière société se distinguant par le poids énorme de ses salariés au capital : 28,1% !
Dans d’autres secteurs, on est plus timoré. C’est le cas des télécoms, avec des sociétés comme Alcatel-Lucent ou Orange. Il est vrai que l’évolution erratique des cours dans le secteur a de quoi refroidir les ardeurs. D’ailleurs, la crise financière a quelque peu ralenti les opérations à destination des salariés. En 2013, Debory ERES en a toutefois dénombré 28 dans 25 entreprises en 2013, généralement sous la forme d’augmentation de capital, avec de salariés qui souscrivent en moyenne à hauteur de 4.500 euros. En 2014, le bal continue, avec des opérations annoncées chez les entreprises les plus ferventes, d’Eiffage à Rubis en passant par Saint-Gobain, mais aussi le retour de sociétés comme Natixis... et même Orange.


Emmanuel Schafroth

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles