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Accusations de travail forcé de Ouïghours : la marque de prêt-à-porter H&M rompt avec un fournisseur chinois

·2 min de lecture

L'entreprise suédoise a indiqué qu'elle procédait à une "une enquête dans toutes les fabriques de vêtements" avec laquelle la marque travaille en Chine.

Le géant suédois du prêt-à-porter Hennes et Mauritz (H&M) a annoncé mardi 15 septembre qu'il cessait toute relation avec un producteur de fil chinois en raison d'accusations de travail forcé de Ouïghours de la province chinoise du Xinjiang. Le détaillant a précisé qu'il ne travaillait avec aucun fabricant de vêtements de la région et qu'il ne s'approvisionnerait désormais plus en coton venant du Xinjiang, qui est la plus grande zone de production de coton chinoise.

Les Ouïghours, musulmans et turcophones, constituent le principal groupe ethnique du Xinjiang, une immense région de l'ouest de la Chine qui a notamment des frontières communes avec l'Afghanistan et le Pakistan. Un rapport du think tank Australian Strategic Police Institute, publié en mars, désignait H&M comme l'un des bénéficiaires du programme de travail forcé à travers sa relation avec le fabricant de fil teint Huafu qui a une usine dans la province d'Anhui (est de la Chine).

Des persécutions à grande échelle

H&M a assuré dans un communiqué qu'il n'avait aucune relation avec cette usine à Anhui, ni avec les opérations de Huafu au Xinjiang. Mais le groupe suédois a toutefois concédé qu'il avait une "relation commerciale indirecte avec un moulin" situé à Shangyu dans la province Zhejiang (sud de la Chine), appartenant à (...)

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