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Accor : notre conseil sur l'action du géant français de l’hôtellerie

Le titre du champion européen de l’hôtellerie navigue toujours dans le ventre mou du CAC 40. Avec un gain de seulement 2% depuis le début de l’année, l’action fait largement moins bien que son indice de référence (+24,5%).

Depuis son plus haut sur dix ans touché le 22 avril 2015, l’action a cédé plus d’un quart de sa valeur. Sur cinq ans, le titre Accor n’a progressé que de 14,8%. C’est dire que le plan de transformation du sixième hôtelier mondial initié en 2016 ne convainc pas.

En copiant ses concurrents anglo-saxons, le groupe a décidé de vendre 65% du capital de son pôle immobilier AccorInvest pour 4,8 milliards d’euros afin de se recentrer sur l’exploitation et la franchise hôtelière. Parallèlement, la société s’est positionnée sur le segment du luxe avec des rachats spectaculaires (Raffles, Fairmont, Swissôtel, Movenpick). Un pôle qui contribue désormais à hauteur de 40% du chiffre d’affaires total de l’entreprise.

Le soutien des analystes

Cette stratégie fait l'unanimité, ou presque, chez les analystes financiers : d’après Factset, sur les dix-huit analystes qui suivent la valeur, quatorze sont encore à l’achat.

Pourtant, rien ne se passe totalement comme prévu. Les tensions commerciales entre Pékin et Washington et les troubles politiques à Hong-Kong perturbent la stratégie offensive du groupe dans la région Asie-Pacifique (20% de l’activité).

Du coup, les dirigeants ont récemment abaissé leur objectif 2019 en prévoyant un excédent brut d’exploitation compris entre 820 millions d’euros et 840 millions, contre une fourchette comprise entre 820 et 850 millions d’euros anticipé auparavant.

Ensuite, Accor subit la concurrence de plus en plus féroce des nouveaux entrants sur le secteur (Airbnb, Booking.com). Le géant français ne parvient pas vraiment à trouver des solutions valables pour lutter contre cette hégémonie naissante. ...