Marchés français ouverture 13 min
  • Dow Jones

    29 872,47
    -173,77 (-0,58 %)
     
  • Nasdaq

    12 094,40
    +57,62 (+0,48 %)
     
  • Nikkei 225

    26 537,31
    +240,45 (+0,91 %)
     
  • EUR/USD

    1,1942
    +0,0023 (+0,19 %)
     
  • HANG SENG

    26 775,99
    +106,24 (+0,40 %)
     
  • BTC-EUR

    14 777,80
    -309,76 (-2,05 %)
     
  • CMC Crypto 200

    343,66
    -26,86 (-7,25 %)
     
  • S&P 500

    3 629,65
    -5,76 (-0,16 %)
     

Pour accompagner l’exploration spatiale, l’Internet interplanétaire progresse à grands pas

Fabrice Auclert, Journaliste
·2 min de lecture

Quarante ans après avoir participé à la naissance d’Internet alors qu'il n'était qu'étudiant, Vinton Cerf a encore plein de projets en tête et, depuis 1998, il réfléchit à un réseau interplanétaire, une sorte d’Internet de l'espace où des fichiers pourraient s'envoyer de la Terre à Jupiter en passant par Mars. Ce qui complique l’exploration spatiale, c’est la difficulté de communiquer sur des distances immenses avec des planètes qui, elles-mêmes, se déplacent et peuvent être des obstacles à la transmission des données.

Première décision, le célèbre protocole TCP/IP n’est pas adapté à des communications de ce type et il a donc fallu mettre en place un nouveau protocole plus adapté à des distances astronomiques, au sens premier du terme. Depuis 2003, Cerf et une petite équipe de chercheurs travaillent sur un protocole baptisée DTN pour Delay-Tolerant Networking, dont la capacité est de pouvoir transmettre des données en dehors de notre Internet actuel. C’est déjà testé en Laponie pour suivre les rennes car il s’agit d’un environnement où les communications sont moins prévisibles et plus accidentées.

Le protocole DTN, symbolisé en rouge, permet de stocker des données dans des nœuds jusqu'à ce que la transmission réussisse. © Nasa
Le protocole DTN, symbolisé en rouge, permet de stocker des données dans des nœuds jusqu'à ce que la transmission réussisse. © Nasa

Un Internet où chaque nœud peut mettre les données en attente

L’idée est de créer un protocole où les données transmises seraient provisoirement stockées dans chaque relais, ou nœud, si l’on reprend l’architecture classique d’Internet. Sur Terre, le protocole TCP/IP ne stocke pas les données avant de les transmettre. Concrètement, chaque paquet de données transmis n’est pas enregistré, et le transfert de données est permanent. Dans une interview accordée à Quanta Magazine, Cerf explique ainsi qu’un paquet de données voyageant de la Terre à Jupiter pourrait, par exemple, passer par un relais sur Mars. Comme au moment de réceptionner des données, Mars et Jupiter ne seront pas forcément alignées, les données resteront sur place en attendant que...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura