SCOR réaffirme les objectifs du plan ® Strong momentum ¯

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
SDRC.BE23,860,00
AGN.L3,640,00
SZCRF35,050,00


(AOF) - Dans un document qui sera présenté à l'occasion d'une conférence organisée par Bank of America Merrill Lynch, Scor (Other OTC: SZCRF.PK - actualité) a réitéré les objectifs de son plan stratégique ® Strong momentum ¯ à l'horizon 2013. le groupe prévoit d'enregistrer un volume de primes brutes émises de 10 milliards d'euros en 2013 (contre 6,7 milliards d'euros en 2010), soit un taux de croissance annuel de 14 % entre 2010 et 2013. Scor visait auparavant un taux de croissance de 9% sur cette période.

Ce plan prévoit par ailleurs une rentabilité des fonds propres de 10% au-dessus du taux sans risque et une notation financière de niveau ® AA ¯.


AOF - EN SAVOIR PLUS


Les points forts de la valeur
- Le groupe a réussi, sous la houlette de Denis Kessler, un redressement spectaculaire. Au bord de la faillite en 2002, Scor est redevenue une valeur classique de réassurance et se positionne au cinquième rang du secteur ;
- Les rachats du groupe allemand Revios et du suisse Converium ont permis au groupe de changer de dimension ;
- Le groupe présente un profil plus sûr. Scor est le réassureur le plus diversifié géographiquement avec qui plus est une répartition équitable de l'activité entre assurance-vie et assurance non-vie ;
- Avec l'acquisition, au printemps 2011, du portefeuille Mortalité de Transamerica Re, division d'Aegon (London: AGN.L - actualité) , Scor devient numéro 2 aux Etats-Unis de la réassurance-vie, le premier marché mondial ;
- Scor a été élu pour la 2ème année consécutive 'meilleure compagnie globale de réassurance' par le magazine professionnel Reactions ;
- L'évolution prochaine du cadre prudentiel de l'assurance avec Solvency II ouvre de nouvelles perspectives au secteur de la réassurance. A partir de 2013, les assureurs européens seront obligés d'ajuster leurs fonds propres en fonction des risques supportés. Ce qui devrait les inciter à céder davantage de risques, d'autant qu'il est très difficile d'aller lever du capital actuellement sur les marchés financiers ;
- Le groupe dispose d'une bonne situation de liquidités. Il promet de maintenir un ratio de distribution du dividende élevé pour le secteur : de 43% en moyenne ces trois dernières années, il devrait être de 38% au minimum d'ici à 2013.
- Le rendement est de 9%.

Les points faibles de la valeur
- La succession de catastrophes naturelles ces derniers mois pèse sur le secteur en Bourse ;
- L'acquisition de la filiale américaine d'Aegon renforce l'exposition de Scor aux Etats-Unis : toute baisse du dollar pénalise le groupe ;
- En tant que valeur financière, Scor est assez volatile en Bourse ;
- La réassurance n'est pas considérée comme un secteur facile à comprendre. Les investisseurs ont du mal à valoriser les activités de Scor en Bourse.

Comment suivre la valeur
- Scor n'est plus une valeur de recovery ;
- La réassurance est une activité contre-cyclique : plus le contexte économique est tendu, plus les assureurs ont besoin de céder une partie des risques aux réassureurs ;
- A suivre également, la capacité du groupe à faire passer des hausses de tarifs lors de leur renouvellement en début d'année civile. Assureurs et réassureurs discutent des tarifs lors des traditionnels rendez-vous de début septembre à Monte-Carlo ;
- Le secteur mondial de la réassurance est confronté à un environnement international en perpétuelle évolution, notamment en matière de réglementation.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Finance - Assurance
Les perspectives sont plutôt positives pour le secteur de la réassurance, pourtant lourdement affecté par les récentes catastrophes naturelles. Les trois grandes agences de notation (Fitch, Moody's et Standard & Poor's) estiment que les acteurs sont parvenus à reconstituer quasiment entièrement leurs fonds propres au deuxième trimestre. Elles attribuent donc désormais une perspective ®stable¯ au secteur. Les quatre grands acteurs européens (Munich Ré, Swiss Re, Hannover Re et SCOR) souhaitent des hausses de tarifs lors du renouvellement de contrats au 1er janvier 2012. Selon Munich Ré, 60 MdUSD de pertes ont été assurées au premier semestre, du fait entre autres du tsunami japonais, des tremblements de terre en Nouvelle-Zélande et au Chili, des tempêtes du sud de la Chine et des inondations en Australie. Même si les résultats du premier semestre des réassureurs ont été fortement impactés par les catastrophes, ces intervenants disposent d'excédents de fonds propres qui leur permettent de bien supporter ces pertes.