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700.000 euros par an : Carlos Ghosn va-t-il attaquer Renault pour toucher sa retraite ?

Gobierno Aguascalientes/Flickr

Le magnat déchu de l’automobile avait négocié une retraite complémentaire de 774.774 euros par an avec le constructeur français qui refuse désormais de la lui verser.

Désormais installé au Liban, après une fuite rocambolesque pour échapper à la justice japonaise, Carlos Ghosn entend faire valoir ses droits. L’ancien patron de Renault estime en effet pouvoir prétendre à sa retraite complémentaire négociée au cours de son mandat, explique Le Parisien. Dans un document de référence du constructeur français, l’homme d’affaires aurait en effet obtenu une retraite chapeau de 774.774 euros par an. Le montant correspond à une "pension brute annuelle de retraite au titre du régime supplémentaire de retraite à prestation définie".

Contacté par le quotidien, l’entourage de Carlos Ghosn n’a pas confirmé le montant indiqué, mais ne l’a pas démenti non plus. Ainsi, s’il obtenait gain de cause, Renault devrait verser à son ancien patron de 65 ans plusieurs millions d’euros jusqu’à la fin de sa vie. Une éventualité que refuse le constructeur français qui estime que l’homme d’affaires "réclame quelque chose à laquelle il n’a pas le droit".

Pas de retraite en cas de démission

La marque au losange affirme en effet que, dans une lettre reçue par l’entreprise le 23 janvier 2019, Carlos Ghosn a écrit qu’il faisait part de sa décision de "mettre un terme à ses mandats" de président du conseil d’administration et de directeur général de Renault. Or la législation est claire, un patron démissionnaire ne peut pas faire valoir ses droits pour toucher sa retraite chapeau. Pourtant, lors de sa conférence de presse du 8 janvier, Carlos Ghosn a affirmé que ces informations étaient fausses. "On a dit qu’en janvier j’avais démissionné de Renault, c’est faux", a-t-il affirmé.

Carlos Ghosn a ainsi expliqué avoir "demandé à partir à la retraite" et s’être retiré pour "permettre à Renault de fonctionner normalement" alors qu’il était "en prison", affirmant que "dire que c’est une démission, c’est un travestissement de la réalité". "Je défendrai mes droits en tant que personne

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