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Plus de 50 lauréats du Prix Goldman pour l'environnement exhortent le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies à rejeter la candidature du Vietnam en tant que nouveau membre lors de la prochaine session

Quatre défenseurs de l'environnement condamnés à de longues peines de prison au Vietnam, y compris la lauréate du Prix Goldman Nguy Thi Khanh, soulève des questions relatives aux normes du pays en matière de droits humains

SAN FRANCISCO, September 14, 2022--(BUSINESS WIRE)--Alors que le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies (UNHRC) entame, cette semaine, sa 51e session, 52 lauréats du Prix Goldman pour l'environnement originaires de 42 pays ont adressé aujourd'hui un courrier au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies (UNHRC), le priant de voter contre l'admission du Vietnam à titre de nouveau membre, compte tenu de la façon dont le pays traite ses plus éminents défenseurs du climat et de l'environnement.

Ces deux dernières années, quatre défenseurs de l'environnement ont été emprisonnés au Vietnam, accusés de crimes fiscaux, y compris la lauréate du Prix Goldman 2018 Nguy Thi Khanh, l'une des principales expertes du climat au Vietnam. Ces arrestations ont tiré la sonnette d'alarme sur le fait que les lois fiscales opaques du Vietnam sont utilisées pour faire taire les dirigeants d'organisations à but non lucratif engagées dans la transition du charbon vers l'énergie propre. Aux côtés de Mme Khanh, l'avocat spécialiste de l'environnement Dang Dinh Bach purge une peine de cinq années d'emprisonnement, pour avoir contribué, pendant de nombreuses années, à protéger les communautés marginalisées de la pollution et des pesticides nocifs émanant des centrales à charbon.

Pendant ce temps, le Vietnam continue de recevoir des éloges du monde entier pour son engagement à zéro émission d'ici à 2050 annoncé en novembre dernier lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP 26). Des questions ont été soulevées quant à la raison pour laquelle le gouvernement vietnamien cible les meilleurs experts du climat et de l'environnement du pays tout en essayant de se joindre aux efforts internationaux pour une transition vers une énergie propre. Les ONG au Vietnam craignent que leur travail sur les questions sociales et environnementales n'entraîne des poursuites et des peines d'emprisonnement.

Les signataires de la lettre d'aujourd'hui déclarent que le Vietnam ne respecte pas les critères du Conseil des droits de l'homme des Nations unies relatifs au respect de normes élevées en matière de droits de l'Homme.

Ce courrier exhorte le Vietnam à mettre un terme à la persécution des chefs de file de la société civile en réexaminant son code fiscal - utilisé comme un outil de répression - et en « libérant Mme Khanh, M. Bach, et les autres défenseurs de l'environnement emprisonnés en vertu de ces lois injustes. » Le courrier cite également les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur le droit de réunion et d'association pacifiques, et sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression, qui ont tous deux constaté que les lois fiscales vietnamiennes étaient incompatibles avec les normes en matière de droits de l'Homme . Ils ont également mis en garde contre le fait que la menace de longues peines de prison et le manque de clarté sur ce qui constitue une infraction fiscale encouragent l'autocensure et étouffent d'importantes discussions sur des questions d'intérêt public.

Au cours des 10 dernières années, Mme Khanh a travaillé sans relâche pour s'opposer aux plans du Vietnam visant à développer l'industrie du charbon, sensibiliser le public à l'impact des émissions des centrales à charbon sur la qualité de l'air et la santé publique, et promouvoir l'utilisation de sources d'énergie renouvelables au Vietnam. Sa peine a été unanimement condamnée par la communauté internationale, y compris par les gouvernements des États-Unis, du Canada, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, et des pays de l'Union européenne, ainsi que par les ONG et organisations de la société civile du monde entier qui ont exigé sa libération.

Plus tôt cette semaine, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme par intérim, Nada Al-Nashif, a fait une déclaration devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, évoquant les « restrictions croissantes imposées par le Vietnam à l'espace civil et aux libertés fondamentales » et appelant le gouvernement à « libérer ceux qui ont été arbitrairement arrêtés ou détenus » en raison de leur engagement envers un environnement propre et sain.

Le courrier d'aujourd'hui reflète ce sentiment. « Mme Khanh, M. Bach, et les autres défenseurs de l'environnement actuellement emprisonnés au Vietnam ont consacré leur vie à la création d'un environnement propre, sain et durable. Ceci a été décrit l'an passé comme un droit humain universel par l'Assemblée générale des Nations Unies, » affirme-t-il. « Comment le Vietnam compte-t-il faire respecter ce droit universel alors que ces experts sont derrière les barreaux et craignent de nouvelles arrestations ? »

« De plus, ces prisonniers sont détenus avec peu ou pas d'accès à des avocats ou à des membres de leur famille, ce qui est non seulement excessif pour des personnes accusées d'évasion fiscale, mais également illégal au regard du droit international, » poursuit le courrier.

« Il est malheureusement déjà arrivé par le passé que de nombreux lauréats du Prix Goldman soient arrêtés et emprisonnés par des gouvernements du monde entier. Nous avons tous dû faire face à un difficile combat dans nos efforts visant à protéger notre planète et à susciter le changement, » poursuit le courrier. « Ce qui se passe au Vietnam n'est que le sommet de l'iceberg. Nous vous exhortons de saisir cette occasion pour démontrer non seulement au Vietnam, mais également à tous les pays du globe, que les critères d'obtention d'un droit d'adhésion au Conseil des droits de l'homme sont pris au sérieux, et que la communauté internationale nous observe, » a-t-il conclu.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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