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5 décembre : comment la SNCF prépare son "jeudi noir"

latribune.fr

À la veille d'une grève qui s'annonce massive, la SNCF a réactivé son plan de bataille éprouvé lors du long conflit social du printemps 2018 contre la réforme ferroviaire, pour faire rouler quelques trains et prévenir les voyageurs.

La date du 5 décembre pour le début du mouvement était connue depuis un certain temps, et une cellule a été mise en place à l'arrivée de Jean-Pierre Farandou à la tête du groupe public, début novembre, pour préparer le terrain.

Les différents métiers de l'entreprise "ont fait une multitude de scénarios, et quand les chiffres des effectifs disponibles tombent, on peut tout de suite bâtir le bon plan de transport", explique-t-on à la direction.

Un train sur dix en circulation

La loi de 2007 demande en effet à la SNCF d'établir un "plan de transport adapté" 24 heures avant le début de la grève, et d'en informer les voyageurs. Ce plan est établi en fonction des ressources dont elle dispose, d'après le nombre de déclarations individuelles d'intention (DII) de faire grève déposées par les agents 48 heures en amont.

En l'espèce, la compagnie a pu annoncer mardi que neuf trains sur dix ne circuleraient pas jeudi, premier jour de la grève. Elle doit affiner ses prévisions, avec les horaires des départs prévus, mercredi à 17h - de même que les jours suivants, pour le lendemain.

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"Il y a plusieurs métiers qui sont clefs dans la circulation en sécurité des trains", expose la directrice de la communication Agnès Ogier: "Les conducteurs, les contrôleurs, les aiguilleurs... En plus, on ne peut pas échanger un aiguilleur qui est sur un poste par quelqu'un qui est sur un autre. Pour les conducteurs, il faut qu'ils soient habilités à certains matériels et qu'ils connaissent les lignes, etc."

La longue grève du printemps 2018 - deux

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