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5 choses à savoir sur Blablacar

Chaque mercredi, Yahoo vous invite à mieux connaître une entreprise. Petits secrets, anecdotes, histoires insolites, ne manquez pas l’occasion d’épater vos amis. Pour ce 87e épisode, focus sur l’une des entreprises leaders du covoiturage en Europe et dans le monde : Blablacar.

1 - Blablacar, grand gagnant de l’envolée des prix des carburants

Le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres. Alors que les automobilistes du monde entier font face à une hausse brutale du prix de l’essence depuis plusieurs mois, ce phénomène inflationniste fait les affaires de Blablacar. Pris à la gorge, les automobilistes se tournent massivement vers le covoiturage pour réduire leurs dépenses. Les chiffres démontrent cette montée en flèche de la demande dans des sphères jamais atteintes.

Entre mars 2021 et mars 2022, le nombre de places proposées sur Blablacar a progressé de 227% en France, en Allemagne, en Espagne ou encore en Italie. Pas moins de 36 millions de places ont été proposées en mars 2022. "Face à la hausse exceptionnelle des prix du carburant, les conducteurs cherchent à partager les coûts", explique BlaBlaCar pour qui "le seuil de 2 euros le litre a eu un vrai effet psychologique sur le Français." À l’automne dernier, l’application de covoiturage enregistrait 40 000 nouveaux inscrits par semaine, rien qu’en France.

2 - Frédéric Mazzella, la "plus grande star française d’internet"

"C'est la plus grande star française de l’internet", a dit un jour Xavier Niel, PDG de Free, à son sujet. Frédéric Mazzella, 46 ans, a toujours gardé les rênes de son entreprise qu’il a co-fondée en 2006. L’idée d’une plateforme communautaire payante de covoiturage remonte en réalité à 2003.

À l’occasion des fêtes de Noël, celui qui est alors étudiant fait comme des milliers de jeunes en France : il quitte Paris pour passer les vacances de fin d’année chez ses parents, en Vendée. Malheureusement pour lui, tous les trains sont bondés. "Je voulais rentrer en Vendée pour y passer les fêtes mais je m’y suis pris trop tard, il n’y avait plus de billet de train", raconte-t-il au Télégramme. "Ma sœur fait un détour pour me prendre en voiture. En parallèle de l’A10, je vois passer un TGV bondé alors que sur la route, la plupart des voitures circulent quasi à vide. Je me dis que c’est bête, toutes ces places perdues !", se souvient-il.

Il tient l’idée qui va changer sa vie. Dès 2004, Frédéric Mazzella commence à coder pour le site covoiturage.fr, qui deviendra Blablacar en 2013. La raison de ce changement de nom ? Favoriser le développement à l’international et donc exprimer l’idée du covoiturage dans toutes les langues.

Frédéric Mazzella, le cofondateur de Blablacar (Crédit : Reuters/Charles Platiau)
Frédéric Mazzella, le cofondateur de Blablacar (Crédit : Reuters/Charles Platiau)

3 - Près d’un Français sur trois est inscrit

Pour son quinzième anniversaire en 2021, Blablacar a franchi la barre symbolique des 100 millions de membres dans le monde, dont 20 millions en France. La locomotive française du numérique, présent dans 22 pays, n’a pas souhaité préciser combien de ces membres étaient actifs, mais a rappelé qu'elle avait enregistré 100 millions de trajets pour 71 millions de passagers en 2019.

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"Il y a quinze ans, nous avons eu une idée simple, mais un peu folle, qui est devenue notre mission : que les gens montent en voiture avec quelqu’un qu’ils ou elles n’avaient jamais rencontré. Nous pensions que le covoiturage était la mobilité du futur, et que s’il était développé à grande échelle, il apporterait de la solidarité et permettrait à plus de gens de voyager à moindre coût, tout en réduisant leur impact environnemental", réagissaient en 2021 Frédéric Mazzella, Nicolas Brusson et Francis Nappez, les trois cofondateurs de l’étendard de la French Tech.

En France, le succès de Blablacar doit beaucoup à… la SNCF. "Il faut rappeler que la grève de deux semaines à la SNCF en 2007 nous a beaucoup aidés : nous avons bénéficié d’une couverture médiatique très importante. Cela représentait sans doute plusieurs millions d’euros d’équivalent en dépenses marketing", rappelle Frédéric Mazzella dans une interview à Capital. La grève massive de la SNCF et de la RATP à l’hiver 2019 a également profité à l’entreprise.

4 - L’entreprise a reçu les félicitations de Macron

"Bienvenue chez les (très) grands. Et bravo !". En 2015, le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, se fend d’un tweet pour saluer le travail de Blablacar. Cette année-là, la société de covoiturage entre dans la cour des grands en levant 177 millions d’euros auprès d’investisseurs américains, un montant record pour une jeune pousse hexagonale. Cette levée de fonds spectaculaire fait de Blablacar la première "licorne" française, c'est-à-dire la première entreprise valorisée à plus d’un milliard.

Sept ans plus tard, Blablacar n’est plus seul : 26 licornes tricolores sont nées. Certaines comme Lydia, Deezer ou encore Doctolib font partie de votre quotidien."Il faut qu'en 2025, on ait au moins 25 licornes", avait annoncé le désormais président de la République Emmanuel Macron en septembre 2019. Objectif largement rempli.

5 - Un nouveau moyen de rencontrer l’amour ?

Non, Tinder n’est pas la seule application où l’on peut trouver l’amour. Depuis 2006, de nombreuses histoires d’amour ont démarré lors d’un trajet en covoiturage réservé sur Blablacar. Contrairement à un voyage en train ou en avion où l’on peut passer quatre heures le nez sur son téléphone sans daigner parler à son voisin ou sa voisine, le covoiturage oblige à engager la conversation. Et plus si affinités.

“Je rentrais chez mes parents et après de multiples galères, je réserve ce co-voiturage à la dernière minute. Super feeling pendant tout le trajet, les autres passagers étaient peu bavards. On avait 9 ans d'écart donc il a hésité mais il m'a quand même envoyé un message le lendemain matin pour me proposer d'aller boire un verre. On a encore bien accroché et l'histoire a commencé ce soir-là", raconte une utilisatrice de Blablacar aux Échos en 2018. Valentine et Thibaud, eux, ont eu un coup de coeur l'un pour l'autre lors d'un trajet Tours-Besançon en 2015. "Il y avait cinq heures de route, ça laisse le temps de discuter... confie Valentine, étudiante à l'époque. Thibaud était passager à l'avant. Nous nous sommes mariés l'été dernier." Ça vaut parfois le coup de délaisser le train et l'avion pour le covoiturage.

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