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En 2023, le marché immobilier commence à payer le prix de l'inflation

ROMAIN DOUCELIN / SIPA/SIPA

GRAPHIQUE. D'ordinaire relativement déconnectée des aléas économiques, la pierre subit les impacts de l'inflation, et les hausses des taux d'intérêt et des taux d'usure se font sentir sur les prix de l'immobilier.

A la fois réponse à un besoin primaire - se loger - et valeur refuge anti-crise, la pierre obéit à son propre cycle, relativement déconnectée du reste de l'activité économique. Mais les impacts de l'inflation sur le marché immobilier finissent tout de même par se faire sentir par le truchement de la hausse des taux d'intérêt.

En janvier, sur un an, ces derniers ont plus que doublé, passant en moyenne de 1 à 2,5% sur vingt ans. Les dispositifs légaux, normes prudentielles et taux d'usure ont par ailleurs fortement restreint l'accès au crédit. Aussi, pour cette année, les professionnels du secteur tablent sur une baisse des prix des logements pouvant aller jusqu'à 5%. En attendant, ceux de l'Ile-de-France, selon les données du réseau Century 21, ont continué de grimper en 2022, mais à un rythme deux fois moindre que l'inflation.

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Ce qu'il faut retenir du graphique

1. Inflation

Après les crises financières de 2008 et 2011, la politique de la Banque centrale européenne s'est accrochée à son objectif de contenir l'inflation autour des 2% par an. L'indice des prix à la consommation aura finalement progressé de 25% depuis 2007. Contre 39% pour le prix du mètre carré en Ile-de-France.

2. Déconnexion

Les prix de l'immobilier vont profiter à plein du double effet de la baisse continue des taux d'intérêt - les emprunteurs pouvant obtenir des crédits à 1% dès 2019 - et de l'allongement de leurs durées, passées en moyenne de quinze à plus de vingt ans en 2021. Sans compter l'aiguillon d'une demande plus forte que l'offre à la vente.

3. Stagflation

Le cocktail actuel "inflation - flambée des prix de l'énergie - risque de récession" commence à peser sur l'immobilier. Avec un pouvoir d'achat menacé et des taux d'intérêt qui augmentent, acquéreurs et investisseurs négocient des baisses de prix, accrus par les contraintes des normes énergétiques.

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