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"En 2022, les gilets jaunes pourraient se laisser tenter par le Général de Villiers"

·2 min de lecture

Fin octobre 2018, un chauffeur routier de 33 ans, Eric Drouet, . Quelques semaines plus tard, le 17 novembre 2018,, inaugurant le plus vaste mouvement social qu'ait connu le pays depuis mai 1968. Une déflagration dont les effets continuent de bousculer la France d'Emmanuel Macron selon le sociologue Jean Viard, auteur cet été aux Editions de L'aube, de "La page blanche". Face à l'absence de perspectives et la persistance d'inégalités profondes, ce dernier avertit du risque de tentation autoritaire chez une partie des gilets jaunes, qui pourraient se laisser séduire par la figure du général Pierre de Villiers en 2022. "Le côté Père Fouettard pourrait plaire", alerte le chercheur. Interview.

Challenges – Deux ans après le pic de leur mobilisation, la contestation des gilets jaunes est-elle tout à fait éteinte ? Ou s'exprime-t-elle toujours de manière souterraine ?

Jean Viard – Ils sont loin d'avoir disparu. qui est devenu, d'une certaine manière, le réceptacle de la colère populaire. Ils ont capté l'imaginaire de la lutte sociale incarnée en d'autres temps par les syndicats ou les grands mouvements sociaux. Et cela arrive à un moment où partout dans le monde gronde la révolte des territoires périurbains contre les métropoles. Les Etats-Unis avec Trump ou le Royaume-Uni avec Johnson l'ont démontré avant nous. En France, la colère vient de ce petit peuple qui a bâti son projet de vie autour de l'accession à la propriété et qui se retrouve aujourd'hui percuté par le modèle des grandes villes écolo-bobos véhiculé par les élites culturelles parisiennes. Les gilets jaunes n'ont pas choisi leur lieu d'habitation pour son charme ou la petite église au milieu du village, mais uniquement en fonction de deux critères : les prix du foncier et la facilité d'accès à l'autoroute. Ce faisant ils ont réalisé ce que leurs parents n'avaient pas pu faire avant eux : devenir propriétaires. Et voilà qu'aujourd'hui leurs enfants viennent les voir avec leur envie de vivre en ville, là où to[...]

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