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2020 : L'année des lanceuses d’alerte

·2 min de lecture

Cette semaine, Challenges jette un regard sur les femmes qui ont fait 2020. Aujourd’hui, coup de projecteur sur celles qui ont dénoncé le harcèlement sexuel et sexiste dans leurs milieux professionnels, avec des conséquences très concrètes.

Le 8 décembre dernier, Vanessa Springora a remporté le titre d’« Autrice de l’année 2020 » lors de la deuxième cérémonie des Trophées de l’Édition de Livres Hebdo, qui s’est déroulée en ligne. Désignée par le vote de 2500 lecteurs du magazine littéraire, au terme d’une année mouvementée de dénonciation du harcèlement sexuel et sexiste, l’écrivaine et directrice des éditions Julliard remportait ainsi un prix à valeur hautement symbolique. Car l’année avait démarré, dès le 2 janvier, avec la publication de son livre intitulé Le Consentement (Grasset) dans lequel elle apportait un nouvel éclairage sur les agissements pédophiles de l’écrivain Gabriel Matzneff, figure du milieu littéraire français.

Plus de trente ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Vanessa Springora, aujourd’hui âgée de 48 ans, pour témoigner de l’histoire qu’elle a vécue à 14 ans avec Matzneff, qui en avait alors 50 et ne cachait pas son attirance pour les jeunes enfants. Adolescente, elle se retrouve sous son emprise physique et psychologique, qu’elle relate dans son livre de 200 pages. Elle y raconte le « sourire carnassier du grand fauve blond » mais aussi « le consentement de toute une époque, sa permissivité, la complaisance du milieu littéraire, le dysfonctionnement des institutions scolaires, policières ». Un livre choc qui a convaincu une autre victime de l’écrivain, Francesca Gee, de révéler ce qu’elle a subi au même âge.

Clap de fin pour les César à la papa

La permissivité qui régnait naguère dans certains milieux culturels a fait son temps. Après la littérature, le cinéma, avec une scène restée dans toutes les mémoires. Le 28 février, lors de la 45ème cérémonie des César à la salle Pleyel à Paris, les actrices Adèle Haenel et Corinne Sciamma se lèvent bruyamment, entraînant d’autres invité.e.s dans leur sillage. « C’est la honte. La honte ! » répètent les deux artistes au moment où est prononcé le nom de Roman Polanski dont le film sur l’affaire Dreyfus, J’accuse, a obtenu le plus grand no[...]

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