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En 2020, les boussoles de l'économie ont perdu le nord

·2 min de lecture

Croissance en chute libre, mais chômage au plus bas et faillites en fort recul. Des déficits qui s'accumulent, mais une charge de la dette qui s'allège… Les baromètres sont devenus fous.

Quelque 201 milliards d'euros envolés. Comme si toute l'activité du commerce avait disparu. C'est ce qu'a coûté la récession de 8,3% de l'économie française, l'année dernière, la plus forte, en temps de paix, depuis la crise de 1929. La Grande Dépression avait provoqué une perte de 30% de PIB en quatre ans. Mais, sur une année, la déflagration du Covid est la plus forte depuis le début du XXe siècle. Calculée au niveau mondial, elle donne le tournis: 3.077 milliards d'euros de PIB, consommation des ménages et investissements des entreprises, se sont volatilisés, selon le Fonds monétaire international (FMI), qui estime la récession mondiale à 4,3%. Une perte équivalente à la production de l'Allemagne, quatrième économie mondiale.

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La folie des chiffres ne s'arrête pas là. Les économistes du FMI ont calculé l'écart entre le PIB mondial de l'année Covid et son niveau selon les projections de croissance d'avant la pandémie. Verdict: 12.000 milliards de dollars perdus en 2020 et 2021. L'amputation de l'économie mondiale s'aggraverait jusqu'en 2025, avec un coût astronomique de 22.000 milliards d'euros. Dix fois le PIB de la France.

Désarroi chez les économistes

Rares sont les pays qui échappent au désastre: "En 2021, plus de 150 économies devraient avoir un revenu par habitant inférieur à son niveau de 2019", s'inquiète Gita Gopinath, l'économiste en chef du FMI, rappelant que 90 millions de personnes devraient tomber dans l'extrême pauvreté. "C'est un nouveau cataclysme à l'échelle du monde, confirme Daniel Cohen, à la tête du département d'économie de l'Ecole normale supérieure. La crise actuelle ne ressemble à aucune autre, ce qui a créé un certain désarroi chez les économistes."

Face à l'ampleur du choc, les gouvernants n'ont pas hésité, lançant des plans d'urgence XXL. "Quand la maison brûle, il ne faut pas craindre de l'arroser à coups de déficits budgétaires", confiait Daniel Cohen au début de la crise. En France, Bercy chiffre le soutien à 186 milliards[...]

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