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Avec plus de 200.000 manifestants, la mobilisation contre le pass sanitaire ne faiblit pas

·4 min de lecture
Le cortège parisien contre le pass sanitaire  - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Le cortège parisien contre le pass sanitaire - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Les rangs des anti-pass sanitaire grossissent au fil des semaines. Ce samedi, les manifestations contre cette mesure, parfois émaillées de face-à-face tendus avec les forces de l'ordre, ont rassemblé plus de 200.000 personnes, une mobilisation en hausse, en plein été, au troisième week-end de contestation.

A Paris, Marseille ou Lyon et dans des dizaines d'agglomérations, des cortèges hétéroclites ont défilé dans une ambiance souvent virulente. Aux cris de "liberté, liberté" scandés dans la plupart des défilés s'ajoutaient essentiellement des slogans hostiles au président de la République et aussi aux médias, au milieu de pancartes "Macron dégage" ou "terreur sanitaire".

A 18h, les services du ministère de l'Intérieur ont recensé 204.090 manifestants dont environ 14.250 à Paris, pour 184 actions au total. Samedi dernier, les manifestations avaient rassemblé 161.000 personnes et 110.000 une semaine plus tôt. En outre, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé l'interpellation de 19 personnes dont 10 à Paris, et que trois membres des forces de l'ordre aaient été blessés.

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Tensions à Bastille

Regroupée autour des mots-dièses #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l'opposition aux mesures gouvernementales fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes. Quatre Français sur 10 déclarent soutenir les manifestations contre le pass sanitaire, selon un sondage publié vendredi.

Dans le principal cortège à Paris, des milliers de manifestants, partis à 14h du métro Villiers (XVIIe), ont rejoint la place de la Bastille (XIe), où quelques centaines de personnes refusant de se disperser ont fait face en fin d'après-midi aux forces de l'ordre. Ces derniers ont répliqué aux jets de projectiles par des tirs de lacrymogène et l'usage de canons à eau, procédant à quelques interpellations.

Auparavant, la tête du cortège, d'où jaillissaient parfois des pétards, s'était régulièrement heurtée aux policiers qui cherchaient à contenir le défilé sur le parcours autorisé.

Crachats sur des journalistes

Pour Valérie (prénom modifié), éducatrice de 45 ans dans un centre d'addictologie rencontrée dans le rassemblement, "le risque du vaccin" est "supérieur" au Covid puisqu'elle est "jeune, en bonne santé et ne souffre pas de comorbidités".

Une deuxième manifestation à Paris, à l'appel de l'ex n°2 du FN et président des Patriotes Florian Philippot, a pendant ce temps rallié le ministère de la Santé depuis Montparnasse. Les manifestants, sans masques pour la plupart, ont défilé au milieu d'une marée de drapeaux "bleu blanc rouge".

Au départ de ce cortège, deux journalistes reporter d'images (JRI) de l'AFP ont été la cible de crachats et d'injures, conduisant à interrompre la couverture en images du rassemblement, dix jours après des menaces similaires envers des journalistes de BFMTV.

Plus de 3000 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour encadrer les défilés, une semaine après que des manifestants ont envahi les Champs-Elysées, dont les accès étaient bloqués ce samedi.

Mobilisation en province

A Rennes, la manifestation a attiré 2900 personnes, avait indiqué en début d'après-midi la préfecture à l'AFP, soit une mobilisation en hausse par rapport au samedi précédent (2200).

"Je suis le juif de Macron", "vaccinez-moi contre le fascisme et le capitalisme " ou "Médias menteurs ! On veut la vérité", lisait-on sur des pancartes, dans une ambiance festive et bruyante.

A Nantes, les manifestations ont rassemblé "un peu moins de 4000 personnes", selon la préfecture de Loire Atlantique, dans une ambiance "très tendue", selon un photographe de l'AFP. Cinq personnes ont été interpellées après des violences entre groupes de manifestants.

Dans les villes du Sud-Est, au moins 38.000 personnes ont été dénombrées par les autorités, principalement à Toulon (13.000) et Montpellier (10.000).

A Marseille, une foule très hétéroclite s'est rassemblée, brandissant le drapeau communiste, celui de la France insoumise (LFI) ou encore le tricolore avec croix de Lorraine, dans un défilé également émaillé de heurts avec les policiers.

"Tous des lâches"

"Président, députés, sénateurs, scientifiques, journalistes tous des lâches", pouvait-on lire sur une pancarte, et sur une autre "Je ne suis ni un cobaye, ni un QR code".

A Lille, plus de 2000 personnes, aux profils aussi variés, dont nombre de "gilets jaunes", ont défilé dans le centre. 4 personnes ont été interpellées selon la préfecture.

À Strasbourg, 3200 personnes, selon la police, défilaient dans le centre ville, sans débordements et en présence de la député ex-LREM Martine Wonner.

Les manifestants étaient plus de 1200 à Lyon, où huit personnes ont été interpellées selon la préfecture. A Bordeaux, 5500 personnes se sont mobilisées. Le pass sanitaire a été adopté définitivement dimanche au Parlement.

Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, son extension pour les cafés, foires, salons, restaurants et trains est prévue le 9 août. Entre temps, le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi le 5 août.

Article original publié sur BFMTV.com

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