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Les 20 grandes villes dont les habitants dépendent le plus des prestations sociales

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Les 20 grandes villes dont les habitants dépendent le plus des prestations sociales

En France, on le sait, le poids des prestations sociales est très important. En cumulant les allocations chômage, retraite, santé et famille, l’État a versé 741 milliards d’euros de transferts sociaux en 2018. C’est-à-dire, tout de même, plus de 30% de la richesse produite par le pays cette année-là. Grâce aux données de l’Insee (2017), Capital s’est intéressé à ce que représentent concrètement les allocations dans le revenu disponible des habitants de 20 grandes villes - parmi les 100 villes qui comptent le plus de foyers fiscaux (outre-mer compris).

C’est la carte d’une France en difficulté qui se dessine. Celle qui subit le chômage de plein fouet et qui n’arrive pas à sortir des minima sociaux. Trois zones géographiques en crise émergent des chiffres de l’Insee : le nord de la France, le sud-ouest et l’outre-mer. En moyenne, parmi les 100 villes françaises qui comptent le plus de ménages fiscaux, la part de l’ensemble des prestations sociales dans le revenu disponible des familles est de 6,6%. À Creil, dans l’Oise, ce chiffre bondit par exemple à 9,8%. En clair, après paiement des impôts, presque 10% du budget disponible des Creillois est fourni par les prestations sociales.

Très éclairante est la part des minima sociaux (revenu de solidarité active, minimum vieillesse, allocation veuvage, allocation équivalent retraite de remplacement...) dans l’ensemble des allocations sociales. L’importance prise par ces derniers dans certaines communes témoigne de difficultés économiques majeures de la population. C’est le cas notamment à Saint-Pierre, sur l’île de la Réunion. Dans cette ville, 9% des habitants sont aux minima sociaux alors que la moyenne - toujours par rapport aux 100 villes qui comptent le plus de ménages fiscaux - n’est que de 2,6%. À l’inverse, certains chiffres soulignent la richesse de certaines localités. Paris en est un exemple flagrant. Après paiement des impôts, les prestations sociales ne figurent qu’à hauteur de 4,5% dans le revenu disponible des Parisiens.

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