La bourse ferme dans 1 h 20 min
  • CAC 40

    6 257,49
    +46,94 (+0,76 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 004,50
    +28,09 (+0,71 %)
     
  • Dow Jones

    34 017,75
    -119,56 (-0,35 %)
     
  • EUR/USD

    1,2029
    -0,0010 (-0,08 %)
     
  • Gold future

    1 787,40
    -5,70 (-0,32 %)
     
  • BTC-EUR

    45 394,60
    -1 025,16 (-2,21 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 272,02
    +28,96 (+2,33 %)
     
  • Pétrole WTI

    61,40
    +0,05 (+0,08 %)
     
  • DAX

    15 264,55
    +68,58 (+0,45 %)
     
  • FTSE 100

    6 911,33
    +16,04 (+0,23 %)
     
  • Nasdaq

    13 937,72
    -12,50 (-0,09 %)
     
  • S&P 500

    4 166,40
    -7,02 (-0,17 %)
     
  • Nikkei 225

    29 188,17
    +679,62 (+2,38 %)
     
  • HANG SENG

    28 755,34
    +133,42 (+0,47 %)
     
  • GBP/USD

    1,3848
    -0,0085 (-0,61 %)
     

Un an après la fermeture de la centrale nucléaire, le futur toujours incertain de Fessenheim

·2 min de lecture

LE NUCLEAIRE POST-FUKUSHIMA (3/5) - Alors que le gouvernement avait promis "une reconversion exemplaire" aux habitants, à Fessenheim, un an après la fermeture du premier réacteur de la centrale, les élus, confrontés à des contraintes fiscales et un manque de perspective, craignent la faillite du territoire. Reportage.

“Ce que l’on va devenir ici ? Ça intéresse peut-être encore quelques personnes avant que l’activité s’arrête totalement… Et que le Covid arrive !” nous glisse Sophie, une habitante de Fessenheim en se dirigeant vers la grande surface. “Ici, l’avenir, je ne préfère pas trop l’imaginer” continue la jeune mère de famille. Car à Fessenheim, un an . Ici, près de 2.000 emplois, directs, indirects et induits s’éteindront au fur et à mesure que la vieille centrale sera démantelée. Et alors que le gouvernement avait promis “une reconversion exemplaire”, les élus locaux, craignant pour la survie de leur territoire, ont tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme lors d’un point de presse, vendredi 19 février. Et la liste des inquiétudes est longue, l'épineux dossier de la fiscalité dominant toutes les autres.

"Aberration fiscale"

“Tant que l’on n'a pas réglé ce problème fiscal, tous les autres sont accessoires” soupire Claude Brender, le maire de Fessenheim. Sa commune, comme toutes celles de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, doivent continuer à verser 2 à 3 millions d'euros par an à un fonds de compensation financière (FNGIR), alors qu'elles ne bénéficient plus des 6,4 millions d'euros de recettes fiscales qu'apporterait la centrale. Une "aberration fiscale" pour l’édile qui craint pour la survie de la zone. ”C’est comme demander à un salarié licencié de continuer à payer les cotisations sociales”. Lui et la quinzaine d'autres maires vont afficher sur le fronton de leur mairie une banderole "Macron au secours, prélèvement FNGIR = Faillite du territoire”.

“On voudrait que l’Etat se rappelle de nous, c’est un cri d’alerte. Il s’était engagé à une neutralité fiscale et on n'y est pas du tout”, rappelle Gerard Hug, le président de la communauté de communes (34.000 habitants). “Pour notre région, le départ de la centrale est une double peine”. “Il faut que l’on garde des moyens financiers sinon ce territoire, cela va être de la terre brûlée", explique Claude Brender[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi