La bourse est fermée

Étranglées par la dette, de nombreuses entreprises risquent d’être privées de financement

Le coronavirus risque d'assécher le financement des entreprises. Alors que leur dette a explosé depuis la crise financière de 2008, le coup de frein du coronavirus pourrait les mettre en difficulté en coupant leur accès au financement par le marché, selon les analystes. Le stock d'obligations émises par des sociétés non financières a "atteint un niveau record proche de 13.000 milliards de dollars à la fin de 2018" soit "le double de leur encours en termes réels avant la crise financière de 2008", relève l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport publié fin février.

Les entreprises chinoises, encore quasi-absentes sur le marché obligataire avant 2008, sont devenues le deuxième émetteur mondial avec 590 milliards de dollars émis en 2016. En ajoutant les emprunts contractés auprès des banques, la dette des entreprises "est à un plus haut historique de 94% du produit intérieur brut" mondial, profitant de taux d'intérêt historiquement bas, selon une note du cabinet Capital Economics. Cet essor s'est accompagné d'une augmentation de la part de la dette des entreprises notée BBB, juste un cran au-dessus de celles qui sont considérées comme "pourries".

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Ces titres représentent désormais 54% du total, d'après l'OCDE qui prédit qu'en cas de choc financier comparable à celui de 2008, "500 milliards d'obligations de sociétés migreraient vers le marché des titres de catégorie spéculative en l'espace d'un an", forçant de nombreux investisseurs à s'en défaire. Avec le coronavirus, ces derniers deviennent méfiants, et exigent des rendements prohibitifs dès le moindre doute sur la rentabilité d'une entreprise. "On est au coeur du cyclone. On s'adapte dans notre façon de gérer. On reste le plus possible à l'écart des entreprises, des secteurs qui vont de toute façon être impactés de façon fondamentale", explique Vincent Marioni, directeur Europe

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