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Éthiopie : carnage sur un marché au Tigré, l’armée affirme avoir ciblé des "combattants"

·2 min de lecture

Au moins 64 personnes ont été tuées mardi lors d'une frappe aérienne de l'armée éthiopienne sur un marché de la ville de Togoga, dans la région du Tigré, a annoncé jeudi un responsable de santé de l'administration régionale de transition. Plus de 180 blessés ont également été décomptés après ce bombardement.

Les massacres se poursuivent au Tigré. Une frappe aérienne a touché mardi un marché très fréquenté dans cette région éthiopienne en proie à la guerre, faisant au moins 64 morts et 180 blessés.

"Jusqu'à présent, il y a 64 morts et 180 blessés à Togoga. La frappe aérienne a eu lieu dans la zone du marché, donc beaucoup, beaucoup de personnes ont été blessées", a déclaré jeudi 24 juin à l'AFP Mulu Atsbaha, conseiller au sein de l'administration régionale de transition, en charge de la santé maternelle et infantile.

Ce bilan a été élaboré avec des chiffres recueillis auprès "des dirigeants locaux et de la population de Togoga", a précisé ce membre de l'administration régionale, mise en place par le gouvernement fédéral d'Addis Abeba après une opération militaire lancée en novembre contre les autorités régionales dissidentes issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Cette opération s'est transformée en un conflit qui dure depuis plus de sept mois, marqué par de nombreux récits d'exactions sur les civils (massacres, viols...).

"Pure propagande"

Le porte-parole de l'armée éthiopienne, le colonel Getnet Adane, a indiqué jeudi à l'AFP que les forces fédérales avaient bien mené mardi une "opération" sur le village de Togoga, mais affirmé que celle-ci avait visé exclusivement des combattants loyaux aux anciennes autorités régionales.

Il a jugé "inacceptable" d'affirmer que des civils étaient ciblés.

Selon le colonel Getnet Adane, des combattants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) s'étaient réunis à Togoga, localité située à une trentaine de kilomètres, "pour célébrer ce qu'ils appellent la fête des martyrs", commémoration d'un bombardement sur la ville tigréenne d'Hawzen, le 22 juin 1988, durant la guerre civile.

"Il n'est pas possible que ces (combattants) lorsqu'ils dansent armés pour célébrer leur soi-disant jour des martyrs, puissent en même temps s'appeler des civils lorsqu'ils sont ciblés dans une opération militaire. C'est inacceptable", a-t-il déclaré. "Lier cette opération à un jour de marché (...), c'est de la pure propagande", a-t-il estimé.

Ce bombardement a été condamné mercredi par l'ONU, les États-Unis et l'UE.

Avec AFP

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