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États-Unis: le policier décédé après l'assaut du Capitole est mort de causes "naturelles"

Jeanne Bulant avec AFP
·2 min de lecture
Heurts entre policiers et partisans du président américain Donald Trump devant le Capitole, le 6 janvier 2021 à Washington - Olivier DOULIERY © 2019 AFP
Heurts entre policiers et partisans du président américain Donald Trump devant le Capitole, le 6 janvier 2021 à Washington - Olivier DOULIERY © 2019 AFP

Un policier américain, décédé au lendemain de l'assaut du Capitole par des manifestants pro-Trump en janvier, est mort de causes "naturelles" après deux accidents vasculaires cérébraux (AVC), selon le rapport d'autopsie publié ce lundi

Le sort de Brian Sicknick avait ému de nombreux Américains, choqués par l'attaque du siège du Congrès. Sa dépouille avait été exposée au Capitole, un honneur exceptionnel, et Joe Biden lui avait rendu hommage sur place.

Deux accidents vasculaires cérébraux

Des sources anonymes, citées par le New York Times, avaient d'abord assuré qu'il avait reçu des coups d'extincteur, une version des faits ensuite écartée. Sa mort restait mystérieuse, plus de trois mois après les faits.

Brian Sicknick a subi deux accidents vasculaires cérébraux (AVC), a finalement conclu le médecin légiste de la capitale fédérale Washington, Francisco J. Diaz. Dans son rapport, le médecin légiste retrace les heures avant le décès de cet homme de 42 ans.

Vers 14h20 le 6 janvier, le policier avait été aspergé d'une substance chimique "dehors", devant le Capitole. Puis vers 22 heures, Brian Sicknick, 42 ans, s'était effondré dans l'enceinte du Capitole avant d'être emmené en ambulance dans un hôpital de Washington.

Il est décédé à "environ 21h30" le lendemain, 7 janvier, à l'hôpital. "Circonstances du décès: naturelles", conclut le médecin légiste.

Le 15 mars, les autorités américaines avaient inculpé deux hommes, accusés de l'avoir aspergé de "spray anti-ours", un puissant aérosol utilisé dans les zones sauvages des Etats-Unis pour repousser ces grands mammifères.

Quatre morts lors de ce coup de force

Julian Khater, 32 ans, et George Tanios, 39 ans, font l'objet de neuf chefs d'inculpation, dont "agression d'un agent avec une arme dangereuse" mais ne sont pas poursuivis pour homicide.

Quatre autres personnes sont mortes au cours de ce coup de force: une manifestante abattue par un policier, Ashli Babbitt, et trois autres personnes pour des raisons médicales distinctes.

Le ministère américain de la Justice avait annoncé le 14 avril qu'il n'entamerait pas de poursuite contre le policier qui avait tiré sur Ashli Babbitt, morte à 35 ans, estimant qu'il n'y avait pas "assez d'éléments pour justifier des poursuites pénales".

Accusé d'"incitation à l'insurrection" par la Chambre des représentants, l'ancien président Donald Trump a été acquitté par le Sénat à l'issue d'un procès mené tambour battant en février.

Article original publié sur BFMTV.com