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États-Unis : des pirates ont tenté d'empoisonner l'eau potable d'une ville de 15.000 habitants !

Louis Neveu, Journaliste
·2 min de lecture

Vendredi 5 février, dans la petite unité de traitement d’eau de la ville d'Oldsmar, en Floride (États-Unis), c’est devant le regard surpris d’un employé qu’un drame a failli avoir lieu. Le pointeur de la souris de son ordinateur se déplaçait tout seul sans qu'il ne puisse reprendre le contrôle. Puis quelques heures après, sur le même moniteur, le pointeur a commencé à activer des commandes de la station d’épuration. L’intrus est parvenu à modifier en quelques secondes les niveaux de traitement de l’eau à l'hydroxyde de sodium, autrement dit, de soude caustique. Son réglage est passé subitement de 100 à 11.000 parties par million. Alors que la soude permet de réguler le PH de l’eau, la concentration appliquée était devenue dangereuse pour l’Homme.

Cette intrusion n’a pas fait de victime, car l’opérateur a pu vite reprendre le contrôle et permettre de retrouver rapidement une eau potable de bonne qualité. Et même s’il n’était pas intervenu, les systèmes d’alerte automatiques auraient sécurisé le système de traitement d’eau. Mais cette cyber-intrusion visant précisément une infrastructure critique est suffisamment rare pour effrayer à la fois les autorités et les populations. Passé l’effet de surprise, cette tentative de piratage sur des installations sensibles questionne d’autant plus que le réseau de contrôle d’un tel équipement est censé être étanche au réseau Internet public.

Lors d’une cyber-intrusion dans les systèmes de la centrale d’Ivano Frankisv’s en Ukraine, un pirate avait pu couper le courant à plus de 250.000 habitants durant six heures. © Sylvain Biget
Lors d’une cyber-intrusion dans les systèmes de la centrale d’Ivano Frankisv’s en Ukraine, un pirate avait pu couper le courant à plus de 250.000 habitants durant six heures. © Sylvain Biget

Des sites sensibles dotés de grosses brèches

Or, dans cette affaire, le pirate est probablement parvenu à ses fins en accédant au poste de commandes via l’outil de télémaintenance TeamViewer. Le logiciel était souvent utilisé par les agents de la station pour vérifier les systèmes ou bien régler à distance des problèmes informatiques. Pour le moment, l'enquête menée n'a pas livré plus de détails de la...

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