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Les États-Unis accusent Mohammed ben Salmane d'avoir "validé" l'assassinat de Jamal Khashoggi

·2 min de lecture

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a "validé" l'opération visant à "capturer ou tuer" le journaliste Jamal Khashoggi, écrit la CIA dans un rapport déclassifié vendredi par la Maison blanche. Le dissident saoudien a été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane (MBS) a "validé" l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, affirment les services de renseignement américains dans un rapport publié vendredi 26 février.

"Nous sommes parvenus à la conclusion que le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane a validé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi", écrit la direction du renseignement national dans ce court document déclassifié de quatre pages.

"Le prince héritier considérait Khashoggi comme une menace pour le royaume et plus largement soutenait le recours à des mesures violentes si nécessaire pour le faire taire", ajoute-t-elle.

L'administration Biden a fait savoir qu'elle dévoilerait de nouvelles mesures visant l'Arabie saoudite après la publication du rapport.

>> À lire aussi : Ce que l'on sait un an après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi

Le rapport souligne que le prince héritier disposait depuis l'année 2017 d'un "contrôle absolu" des services de renseignement et de sécurité du royaume, "rendant très improbable l'hypothèse que des responsables saoudiens aient pu conduire une telle opération sans le feu vert du Prince".

Les services de renseignement américains supposent par ailleurs que, à l'époque de l'assassinat de Jamal Khashoggi, MBS faisait régner un climat tel que ses collaborateurs n'osaient vraisemblablement pas remettre en question les ordres reçus, "par crainte d'être renvoyés ou arrêtés".

Le président Biden, qui avait jugé, avant son élection en novembre, que le royaume du Golfe devait être traité comme un État "paria" pour cette affaire, a tenté de déminer le terrain en appelant jeudi au téléphone le roi Salmane pour la première fois depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Une première accusation en 2018

S'il a mis l'accent sur "les droits humains universels" et "l'État de droit", il a aussi adressé un satisfecit au monarque pour la récente libération de plusieurs prisonniers politiques. Et il a évoqué "l'engagement des États-Unis à aider l'Arabie saoudite à défendre son territoire face aux attaques de groupes pro-Iran", selon la présidence américaine.

>> À lire aussi : Arabie saoudite : l'administration Biden ne cache pas "son hostilité vis-à-vis de MBS"

En 2018, des élus américains et des experts de l'ONU avaient accusé le prince d'avoir commandité l'assassinat survenu en octobre de la même année. Le prince saoudien appelé MBS avait rejeté ces accusations, assumant néanmoins sa responsabilité en tant que dirigeant de facto du royaume.

Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi, résident aux États-Unis et chroniqueur du quotidien Washington Post, avait été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d'agents venus d'Arabie saoudite.

Avec AFP et Reuters

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