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Érythrée: plainte pour crime contre l'humanité déposée contre le président Afewerki

·2 min de lecture

Une plainte pour crime contre l'humanité, torture, enlèvement et disparition forcée a été déposée ce mercredi 21 octobre en Suède. Elle concerne la disparition en 2001 du journaliste suédo-érythréen Dawit Isaak, le journaliste détenu depuis le plus longtemps au monde.

Une première plainte avait été déposée en 2014, une enquête préliminiaire avait été ouverte. Mais pour des raisons diplomatiques, aucune procédure n'avait été engagée. Björn Tunback, membre du comité d'administration de Reporters sans frontière en Suède, a été déposer la plainte avec le frère de Dawit Isaak.

« Les personnes que nous désignons sont le président de l'Érythrée, le ministre des Affaires étrangère et de l'Information, le conseiller du président, du général le plus haut gradé aux membres des services de sécurité, et d'autres encores parce que c'est vraiment quelque chose qui vient du plus haut niveau, explique Björn Tunback, au micro de Charlotte Cosset. Ils sont responsables non seulement pour Dawit Isaak mais aussi pour l'incarcération de nombreux autres journalistes. »

Question diplomatique

La première plainte n'avait pas abouti. Pourquoi en serait-il différemment de cette nouvelle tentative ? « Nous bénéficions d'un soutien international qui montre qu'il ne s'agit pas simplement d'un problème local suédois, répond Björn Tunback. En outre, ce que nous faisons dans cette nouvelle plainte, c'est de citer la ministre des Affaires étrangères lorsque la question lui a été posée au Parlement. Elle a dit en substance : "Nous faisons vraiment de notre mieux, nous travaillons très dur pour Dawit mais l'Erythrée ne lâchera rien." Ce qui veut dire que les négociations ne mènent nulle part. Donc la question diplomatique ne peut plus être une raison pour ne pas commencer une enquête. »

Cette plainte est co-signée par 14 avocats internationaux, notamment par la juge iranienne Shirin Ebadi, le prix Nobel de la Paix en 2003.