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Oui aux énergies fossiles plus chères

L. Grandguillot/Réa

TRIBUNE - Pour Katheline Schubert, professeur à Paris 1-Panthéon-Sorbonne, les Etats font fausse route en subventionnant la consommation de carburants non verts ou en bloquant les prix. Pour décarboner l'économie, il faut assumer une "fossilflation" et compenser la facture pour les plus vulnérables.

Que de temps perdu. L'Europe et le monde auraient pu planifier depuis longtemps une augmentation, progressive et importante, du prix du carbone, via la taxe carbone. Ceci aurait provoqué un changement dans les prix relatifs, au détriment des énergies fossiles et des biens carbonés et au profit des énergies propres et des biens verts. Pour autant, cela n'aurait pas permis de substituer totalement les seconds aux premiers: il faut du temps et des ressources pour construire de nouveaux parcs éoliens, mener à bien la rénovation thermique des logements ou transformer un parc automobile thermique en parc électrique.

Cette politique de décarbonation aurait, en tout cas, entraîné une augmentation du prix des énergies fossiles que nous aurions été forcés de continuer à consommer, le temps que les substitutions aient lieu. C'est ce que l'économiste Isabel Schnabel, dans un discours mémorable de mars 2022 devant le comité exécutif de la BCE, a appelé "fossilflation", l'inflation fossile.

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Malheureusement, ce n'est pas ce qui s'est produit. La "fossilflation" a été provoquée par la reprise post-Covid et surtout . Pour les ménages et les entreprises, l'effet inflationniste est le même. La différence est pourtant colossale: les recettes provenant de la hausse des prix des énergies fossiles sont allées dans la poche des producteurs, au premier chef la Russie, et non pas dans celle des pays consommateurs qui auraient pu les utiliser pour mettre en place une politique climatique, en finançant le développement des énergies et des biens décarbonés. Il y a une bonne "fossilflation" et une mauvaise et nous sommes en train de faire l'expérience de la mauvaise.

Des aides ciblées

Alors que faire aujourd'hui? La solution n'est pas de bloquer la hausse du prix des énergies fossiles, reléguant à plus tard la politique climatique. Subventionner la consommation des énergies fossiles (comme ) a pour effet d'inciter l'oligopole des pays producteurs à augmenter davantage ses prix sans r[...]

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