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Élèves absents pour l'Aïd : la Mosquée de Paris demande "des éclaircissements" aux pouvoirs publics

Ludovic MARIN / POOL / AFP

Alors que le sujet a suscité l'indignation des communautés éducative, syndicale ou encore musulmane, la Grande mosquée de Paris a dénoncé "une atteinte à la liberté religieuse" qui "jette encore une fois l'opprobre sur les musulmans de France".

La Grande mosquée de Paris (GMP) a demandé mardi aux pouvoirs publics "des éclaircissements" sur "les circonstances qui ont conduit plusieurs chefs d'établissements scolaires à recevoir une demande d'évaluation du taux" d'absence des élèves le 21 avril, jour de fin du ramadan.

Des policiers ont demandé aux chefs d'établissements scolaires de Toulouse, par mail, de leur indiquer le nombre d'élèves absents le jour de l'Aïd al-Fitr, une requête qui a suscité l'indignation des communautés éducative, syndicale ou encore musulmane.

"Ces faits préoccupants amènent la Grande mosquée de Paris à demander instamment aux pouvoirs publics les éclaircissements les plus complets sur cette situation anormale", écrit son recteur, Chems-eddine Hafiz, dans un communiqué, jugeant que "les réponses apportées (...) paraissent insuffisantes".

Une "atteinte" à la liberté religieuse

Le ministère de l'Intérieur, par la voix de la secrétaire d'État chargée de la Citoyenneté, Sonia Backès, a admis dimanche avoir demandé une "évaluation du taux d'absentéisme constaté à l'occasion de l'Aïd al-Fitr" mais a nié tout "fichage".

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"Cette demande d'évaluation porte atteinte à la liberté religieuse et jette encore une fois l'opprobre sur les musulmans de France", regrette Chems-eddine Hafiz, rappelant qu'"un dispositif réglementaire donne la possibilité aux élèves d'être absents à l'occasion de leurs fêtes religieuses".

Interrogée mardi à l'Assemblée nationale, lors de la séance des questions d'actualité au gouvernement, par le député (LFI) François Piquemal (Haute-Garonne) puis par la députée écologiste Sabrina Sebaihi (Hauts-de-Seine), Sonia Backès a démenti tout "fichage des élèves en fonction de leur appartenance religieuse dans l'école de la République".

Pour autant, "oui, il y a un suivi, sur tout le territoire national, du déroulement général des fêtes religieuses dans la sphère publique", a-t-elle ajouté.

Sonia Backès a reconnu une maladresse : "Oui, la demande a peut-être été formulée de manière maladroite. Mais non, demander des informations générales sur l'impact des fêtes religieuses ne signifie pas de quelconques intentions agressives à l'égard d'une quelconque religion", a-t-elle soutenu.

Selon La Dépêche du Midi, une demande similaire a été faite début mai dans l'Hérault.

Article original publié sur BFMTV.com

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