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Écosse : les indépendantistes remportent les élections et défient Boris Johnson

·3 min de lecture

En Écosse, les indépendantistes écossais sont arrivés samedi en tête des élections pour le Parlement local, juste sous la majorité absolue. Les Verts, également en faveur d'une séparation avec le Royaume-Uni, remportent huit sièges, permettant la formation d'une majorité en faveur de l'indépendance. Le Parti national écossais espère contraindre Londres à accepter un nouveau référendum d'autodétermination, rejeté par Premier ministre britannique Boris Johnson.

En Écosse, les indépendantistes écossais sont arrivés en tête des élections pour le Parlement local samedi 8 mai en remportant 64 sièges, juste sous la majorité absolue de 65 sièges, et remportent un quatrième mandat à la tête de cette nation britannique. Selon les résultats rendus publics samedi, les Verts, également en faveur d'une séparation du Royaume-Uni, remportent huit sièges, permettant la formation d'une majorité en faveur de l'indépendance. Avec cette majorité pro-indépendance écossaise, le Parti national écossais (SNP) espère contraindre Londres à accepter un nouveau référendum d'autodétermination rejeté par Premier ministre britannique Boris Johnson.

Les conservateurs sont donc minoritaires, en deuxième position avec seulement 31 députés envoyés au Parlement d'Holyrood, à Édimbourg.

"C'est la volonté de ce pays"

La cheffe du Parti national écossais, Nicola Sturgeon, a enjoint samedi au Premier ministre britannique de ne pas s'opposer à la "volonté" du peuple écossais en faveur d'un référendum d'autodétermination.

"C'est la volonté de ce pays", a-t-elle martelé, avertissant que toute tentative des conservateurs de bloquer l'organisation d'un nouveau vote les placerait "en opposition directe avec la volonté du peuple écossais et démontrerait que le Royaume-Uni n'est pas un partenariat entre égaux".

S'adressant ensuite à ses partisans, elle a assuré qu'il n'y avait "tout simplement aucune justification démocratique pour Boris Johnson, ou pour quiconque, à chercher à bloquer le droit du peuple écossais de choisir son propre avenir".

>>À lire L'indépendance, "éléphant dans la pièce" des élections en Écosse

Boris Johnson, qui a le dernier mot pour autoriser ou non ce référendum, s'y oppose fermement. "Un référendum dans le contexte actuel est irresponsable et imprudent", a-t-il répété au quotidien The Telegraph.

Le Premier ministre britannique estime qu'une telle consultation ne peut se produire "qu'une fois par génération". Au référendum de 2014, 55 % des électeurs avaient rejeté l'indépendance.

Le SNP estime cependant que le Brexit a changé la donne, les Écossais ayant voté à 62 % pour rester dans l'Union européenne.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, réélu

Dans le reste du Royaume-Uni, les élections de jeudi, le premier scrutin depuis l'écrasante victoire des conservateurs aux législatives de 2019 et depuis le Brexit, constituaient un test pour les conservateurs de Boris Johnson.

En Angleterre, l'opposition travailliste s'est maintenue dans plusieurs grands fiefs, notamment à Londres où Sadiq Khan, devenu en 2016 le premier maire musulman d'une capitale européenne, a été réélu face au conservateur Shaun Bailey. Le Labour a également remporté des victoires à Manchester ou Liverpool.

Mais dans l'ensemble, les résultats sont positifs pour le parti du Premier ministre, fort du succès de la campagne de vaccination anti-Covid, avec des progrès dans les régions désindustrialisées et acquises au Brexit du nord et la conquête du siège de député d'Hartlepool, bastion travailliste depuis 50 ans.

Le Parti travailliste se retrouve en proie aux querelles internes, après cette cinglante défaite. Appelé à une remise en question, son chef centriste Keir Starmer a promis qu'il ferait "tout ce qui est possible" pour regagner la confiance des classes populaires mais sa première décision a surtout provoqué la colère dans l'aile gauche du Labour.

Selon l'agence de presse PA, Angela Rayner, le numéro deux du Labour britannique, a été renvoyée de son poste de responsable des élections au sein du parti.

Au Pays de Galles, les travaillistes peuvent se targuer de bons résultats : ils obtiennent 30 des 60 sièges du parlement local, contre 16 pour les conservateurs, ce qui leur permet de se maintenir au pouvoir.

Avec AFP