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Quand les économistes intègrent les arcanes du pouvoir

Ludovic MARIN / AFP

Marginalisés en 2017, les universitaires sont revenus en grâce auprès d'Emmanuel Macron et du gouvernement pour ce second quinquennat. Une oxygénation utile au fonctionnement de l'Etat.

Discrètement mais sûrement, les économistes pénètrent les coulisses du pouvoir. Au cours de l'été, trois chercheurs de haut vol ont été nommés à des postes-clés. Alexandra Roulet, 35 ans, ex-professeure à l'Insead, est devenue la conseillère macroéconomie d'Emmanuel Macron. Cette spécialiste du marché du travail et des inégalités femmes-hommes a passé son doctorat en 2017 à Harvard sous l'égide de Philippe Aghion, professeur au Collège de France très proche du président. Clémence Lenoir, normalienne de 31 ans et autrice d'un modèle économétrique sur les freins aux exportations, a intégré la garde rapprochée du ministre des Finances, Bruno Le Maire. Quant à Hippolyte d'Albis, directeur de recherche au CNRS et expert des effets de la démographie, il va diriger à 48 ans le pôle des économistes de la prestigieuse inspection des Finances à Bercy.

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La consécration d'une discipline en Macronie? Comparé à 2017, la rupture est nette. A l'époque, alors que le candidat d'En Marche avait fait appel à des économistes pour bâtir son programme, le président, une fois élu, s'était entouré quasi exclusivement de hauts fonctionnaires et n'avait pas proposé de postes de pouvoir à ces universitaires. "Nous nous sentions un peu placardisés, souffle l'un d'eux, et les relations étaient mauvaises avec Edouard Philippe qui semblait nous mépriser et n'écoutait que les énarques." Mais au fil du quinquennat, ils ont retrouvé l'oreille du président.

Avant la crise des "gilets jaunes", Philippe Martin, Jean Pisani-Ferry et Philippe Aghion l'ont alerté sur le risque de creusement des inégalités et l'importance d'aider les ménages modestes à se convertir à l'écologie. A partir de l'épidémie de Covid, le chef de l'Etat s'est aussi davantage tourné vers ces profils pour anticiper les retombées économiques de la pandémie. "On est dans une période très heurtée où les politiques comme les administrations ont grand besoin de l'expertise des universitaires , abonde Catherine Su[...]

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