Marchés français ouverture 5 h 39 min

Économie : pourquoi la croissance française résiste aussi bien ?

L’économie française résiste. Pour le troisième trimestre consécutif, le PIB a progressé de 0,3% entre juillet et fin septembre, selon une première estimation de l’Insee. C’est 0,1 point de pourcentage de plus qu’attendu par les économistes et que dans l’ensemble de la zone euro.

La croissance de l’union monétaire est tombée à son plus faible rythme depuis six ans, plombée notamment par l’Allemagne et l’Italie. La France résiste mieux que ses voisins au ralentissement du commerce mondial provoqué par les tensions sino-américaines et souffre moins de la crise globale de l’industrie.

De fait, les exportations françaises ne représentent que 32,2% du PIB, contre 48,4% en Allemagne, souligne une analyse de Bruno Cavalier. Le chef économiste d’Oddo BHF ajoute que le secteur manufacturier génère seulement 10,9% de la valeur ajoutée dans l’Hexagone, contre 21,7% outre-Rhin et 16,7% de l’autre côté des Alpes.

Gains de pouvoir d’achat record

Certes, le commerce extérieur a privé l’Hexagone de 0,4 point de croissance au troisième trimestre, à cause de la hausse plus élevée des importations (+1,4%) que des exportations (+0,3%). Mais cette perte a été amplement compensée par la robustesse de la demande intérieure.

La consommation des ménages a crû de 0,3% sur la période, dynamisée notamment par les acquisitions de véhicules. Les dépenses sont soutenues par un gain de pouvoir d’achat que l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) estime à 2,3% en moyenne pour l’ensemble de l’année, contre 1,2% en 2018. Un record depuis 2007 !

L’amélioration du marché de l’emploi n’y est pas étrangère : le taux de chômage a baissé de 0,6 point entre mi-2018 et mi-2019, à 8,5% de la population active. De surcroît, des mesures fiscales du gouvernement (suppression progressive de la taxe d’habitation, primes Gilets jaunes…) devraient permettre aux ménages ...