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Économie circulaire: alléger l’économie pour désencombrer la planète

·2 min de lecture

EDITO - Le plastique présent sur Terre pèse désormais plus lourd de tous les animaux; l’humanité ne fait pas que peser sur la nature vivante, elle la concurrence et tend à la remplacer irrésistiblement.

Nous savions que nous étions la seule espèce vivante présente sous toutes les latitudes, nous savions que la nature était polluée par les activités humaines jusqu’aux régions les plus reculées, nous savions que l’appellation « Anthropocène » se justifiait par les vestiges omniprésents d’éléments radioactifs ou de carbone fossile. Nous apprenons en ce début d’année que l’humanité ne fait pas que peser sur la nature vivante, elle la concurrence et tend à la remplacer irrésistiblement.

Une étude de décembre 2020 parue dans la prestigieuse revue Nature établit que la masse d’objets d’origine humaine égale (et désormais dépasse) la biomasse vivante sur Terre! Téléphones, voitures, monuments, bâtiments, routes, vêtements, cartons, avions, trains s’additionnent pour créer une sorte "d’anthroposphère" où la seule masse du plastique dépasse celle de tous les animaux, où la masse des objets issus de la main humaine double tous les vingt ans.

Le problème de notre place dans les écosystèmes n’est donc plus seulement qualitatif, dans la mesure où nous diffusons plastiques, pesticides, CO2 et polluants innombrables dans les sols, l’air et l’eau. Il devient quantitatif: nous n’autoriserions aucune espèce dite "invasive" à l’être autant que nous le sommes! Notre invasion des milieux est cependant particulière: alors que nos corps ne pèsent que 0,01% de la masse totale des organismes, c’est l’accumulation de nos productions qui rivalise avec l’ensemble du vivant. Homo faber a bien mérité son nom, et l’humanité tout entière semble atteinte de "syllogomanie", ce trouble psychique consistant à une accumulation pathologique d’objets.

Quand bien même nous aurions la plus haute opinion de nous-mêmes et de notre droit naturel à dominer la nature, nous figurons parmi les premières victimes de cette prolifération d’artifices et de réduction des espaces naturels, dont les émissions de gaz à effet de serre ne sont finalement qu’une conséquence. Il serait donc plus qu’urgent de désencombrer n[...]

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