La bourse est fermée

Âge pivot, pénibilité, régimes spéciaux… les concessions que le gouvernement est prêt à faire sur la réforme des retraites

Ceux qui imaginaient une sortie de crise devront encore attendre. Le Premier ministre a réaffirmé, ce jeudi 19 décembre, sa volonté de mettre en place un système universel par point. Il a également rappelé son attachement à l’équilibre du système tout en soulignant que plusieurs points pouvaient être discutés. Sans surprise, la CGT et FO dénoncent des lignes qui ne bougent pas et appellent à une journée de rassemblement le 9 janvier prochain. Les syndicats qui ne demandent pas le retrait de la réforme comme la CFDT, l’Unsa et la CFTC ont cependant réaffirmé leur opposition à la mise en place d’un âge pivot avant la mise en place du régime universel. Voici en détail, les sujets qui vont faire l’objet de discussions dès le début de l’année prochaine.

L’instauration d’un âge pivot

C’est le sujet qui a mis le feu aux poudres pour des syndicats qui n’étaient pas hostiles à la réforme des retraites comme la CFDT, l’Unsa et la CFTC. Pour eux, hors de question de mettre en place un âge pivot qui consiste à instaurer un malus si vous partez avant 64 ans. Même s’il a entendu ces désaccords, le Premier ministre a réaffirmé sa volonté d’assurer l’équilibre financier du régime d’ici à 2027. “Quand les parlementaires voteront la loi, il faudra avoir fixer un cadre lisible pour cet équilibre et que les Français puissent se projeter clairement”, a-t-il annoncé. De nouvelles consultations avec les partenaires sociaux autour de ce sujet seront organisées dès début janvier. Édouard Philippe a fait savoir qu’il laissait la porte ouverte aux discussions. “Il y a des marges de manoeuvre, elles ne sont pas immenses et je propose aux organisations syndicales d’en discuter”. Il a cependant rappelé qu’il n’approuvait pas comme mesures pour retrouver l’équilibre une baisse des pensions ou une hausse des cotisations. “Je défends cet âge d’équilibre car je crois qu’il est juste”, s’est-il engagé. Un avis que ne partage pas le leader de la CFDT, Laurent Berger. “Nous avons réaffirmé notre désaccord.

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