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Âge légal à 64 ans, durée de cotisation… Elisabeth Borne lance la bataille des retraites

JULIEN DE ROSA / AFP

Report de l'âge légal à 64 ans, accélération de l'allongement de la durée de cotisation, retraite minimum à 1.200 euros... Après avoir dévoilé les contours de la réforme des retraites le 10 janvier, Elisabeth Borne va devoir faire face au front uni des syndicats et négocier avec les parlementaires Les Républicains.

L’heure de vérité a sonné. Après cinq ans de tergiversations sur le fond et six mois d’hésitation sur la méthode, Emmanuel Macron a enfin levé le voile sur la réforme des retraites. Le 10 janvier, la Première ministre, Elisabeth Borne, a fixé les principaux arbitrages de ce qui apparaît déjà comme le chantier le plus explosif de ce début de quinquennat. Avec une mesure phare: le report de l’âge légal de départ à 64 ans, et non à 65 ans comme annoncé durant la campagne présidentielle, couplé à une accélération de l’allongement de la durée de cotisation déjà prévu par la réforme de 2014.

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Concrètement, l’âge légal de départ sera décalé de trois mois par an jusqu’à 64 ans en 2030 et la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein sera portée à 43 ans dès 2027, au lieu de 2035. "Cette option était poussée par nombre d’économistes, y compris à Bercy, car elle répartit mieux l’effort entre les travailleurs qui ont démarré tôt et ceux qui ont démarré plus tard, confie un connaisseur du dossier. Et elle permet de montrer qu’Elisabeth Borne a mis sa patte à la réforme." Au début de l’été, l’ex-ministre du Travail militait encore en coulisses pour ne jouer que sur la durée de cotisation.

Le "sucré" après le "salé"

A cet allongement de la durée de travail qui vise à réduire les déficits et ralentir la hausse de la dépense publique –le "salé"–, Elisabeth Borne ajoute toute une série de compensations –le "sucré". Au premier rang des friandises, il y a la retraite minimum à 85% du smic, soit 1.200 euros, pour les personnes ayant cotisé au moins trente années. Et le maintien de l’âge dit "de fin de décote" ou "du taux plein" à 67 ans, alors qu’il avait été décalé de deux ans lors de la réforme de 2010. Il y a ensuite le prolongement du dispositif "carrières longues" pour permettre les départs anticipés de ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, ainsi que des mesures favorisa[...]

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